En marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue français Emmanuel Macron ont abordé la question de la succession au secrétariat général de l'ONU. Cet entretien diplomatique confirme l'implication de Paris dans le dénouement favorable de la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall, désormais officiellement soutenu par les autorités de Dakar.
Un soutien présidentiel longtemps incertain
La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies a constitué un point de tension diplomatique majeur au Sénégal. Malgré une procédure de silence initiée par l'Union africaine dès mars 2026 en faveur de l'ancien chef d'État, le projet s'était heurté au refus initial de son successeur, Bassirou Diomaye Faye, d'apporter un soutien officiel. Cette position avait persisté malgré les pressions exercées par plusieurs dirigeants du continent pour infléchir la décision du nouveau président sénégalais.
L'influence de la médiation française
Le déblocage de ce dossier diplomatique est le fruit d'une séquence de rapprochement facilitée par des acteurs internationaux. Un échange entre Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron, lors du sommet Africa Forward à Nairobi, a été déterminant pour convaincre le président sénégalais de reconsidérer sa position. Cette intervention a ouvert la voie à une rencontre discrète au palais de la République à Dakar, où les deux dirigeants sénégalais se sont entretenus durant une heure, actant ainsi le ralliement de l'actuel exécutif à la candidature de son prédécesseur.
La consolidation d'un agenda diplomatique
La discussion tenue à New York entre MM. Faye et Macron s'inscrit dans le prolongement direct de cette médiation. En associant le président français aux étapes clés du rapprochement interne au Sénégal, la diplomatie sénégalaise cherche à consolider une assise internationale solide pour cette candidature. Ce dossier, qui occupe une place centrale dans l'agenda extérieur du Sénégal depuis plusieurs mois, illustre l'importance des équilibres entre les dynamiques politiques nationales et les soutiens stratégiques des partenaires internationaux dans la course aux instances onusiennes.