Le sous-préfet de Fissel interdit la vente de cartes du PASTEF à Ndiaganiao pour risque de troubles

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 45 lectures
Le sous-préfet de Fissel interdit la vente de cartes du PASTEF à Ndiaganiao pour risque de troubles

Le sous-préfet de Fissel a retiré son autorisation au parti PASTEF pour organiser une journée de vente de cartes de membre à Ndiaganiao, invoquant des risques de troubles et un manque de forces de l’ordre disponibles.

Un revirement administratif sous haute tension

Dans un arrêté signé le 28 août 2026, le sous-préfet de l’arrondissement de Fissel, Mouhamed Malick Ngom, a annulé l’autorisation initialement accordée au PASTEF pour une journée de lancement de la vente de cartes de membre sur la place publique de Ndiaganiao. Cette décision intervient après un premier arrêté, daté du 27 août, qui avait pourtant validé l’événement. Le revirement s’appuie sur deux arguments principaux : une menace avérée de troubles à l’ordre public et l’insuffisance des effectifs policiers pour encadrer le rassemblement.

Des bases juridiques solides pour justifier l’annulation

Le sous-préfet s’est appuyé sur plusieurs textes pour motiver sa décision. La loi n°78-02 du 29 janvier 1978 relative aux réunions et le décret n°72-636 du 29 mai 1972 fixant les attributions des chefs de circonscription administrative ont été cités. L’autorité administrative a également invoqué les nécessités de préservation de l’ordre public, un principe constitutionnel au Sénégal. L’exécution de la mesure a été confiée au commandant de la Brigade de proximité de gendarmerie de Ndiaganiao, avec une diffusion du texte au préfet du département de Mbour et à la brigade locale.

Un parti sous surveillance et des tensions persistantes

Cette annulation intervient dans un contexte où le PASTEF, parti d’opposition dirigé par Ousmane Sonko, reste sous haute surveillance des autorités sénégalaises. Les autorités invoquent régulièrement des risques de déstabilisation pour justifier des restrictions sur ses activités. La vente de cartes de membre, souvent perçue comme un outil de mobilisation militante, pourrait ainsi devenir un nouveau point de friction entre le pouvoir et l’opposition. La décision du sous-préfet de Fissel pourrait-elle s’inscrire dans une stratégie plus large de contrôle des mouvements politiques ?

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