L'armée soudanaise a catégorisé d'un revers de main les déclarations du chef d'état-major éthiopien qui l'accusait de soutenir les forces d'opposition en Éthiopie. Dans un communiqué officiel, Khartoum a réaffirmé son attachement au droit international et a averti que toute atteinte à sa souveraineté serait fermement repoussée.
Déni officiel du Soudan
Le commandement militaire de Khartoum, via l'agence officielle SUNA, a qualifié les accusations de « sans fondement ». Le texte indique que les forces armées soudanaises nient toute implication directe ou indirecte dans les activités des groupes opposés au gouvernement éthiopien, soulignant que le pays ne participe à aucune opération qui violerait la souveraineté d'un État voisin.
Allégations éthiopiennes et rôle des Forces de soutien rapide (FSR)
Le chef d'état-major de l'armée éthiopienne avait affirmé que le Soudan fournirait un soutien continu aux milices des Forces de soutien rapide (FSR), incluant entraînement, approvisionnement et l'usage de drones depuis le territoire soudanais. En réponse, Khartoum a déclaré disposer d'informations et de preuves attestant d'un tel soutien, sans toutefois détailler la nature exacte de ces éléments. Le communiqué ne précise pas si ces preuves concernent des actions passées ou des projets en cours.
Implications pour la stabilité régionale
En rappelant son respect du principe de bon voisinage, l'armée soudanaise a appelé le gouvernement éthiopien à privilégier les canaux diplomatiques officiels afin de désamorcer les tensions. Le texte met en avant la capacité du Soudan à défendre ses frontières et son intégrité territoriale, tout en soulignant que toute ingérence serait jugée inacceptable. Cette posture reflète les inquiétudes partagées par plusieurs États de la Corne de l'Afrique, où les conflits transfrontaliers peuvent rapidement affecter la sécurité et les flux économiques. Les observateurs notent que la dynamique entre les deux armées pourrait influencer les négociations en cours sur la paix au Tigré et les projets de coopération régionale, même si aucune décision concrète n'est encore annoncée.