Le président américain Donald Trump a affirmé que Mojtaba Khamenei, désigné ayatollah après la mort de son père en février, serait vivant mais gravement blessé. Cette déclaration intervient dans un climat de spéculations intenses sur l'état de santé et la capacité de gouvernance du successeur désigné à Téhéran.
Incertitudes sur l'état de santé de Mojtaba Khamenei
Depuis sa nomination par l'Assemblée des experts le 8 mars dernier, Mojtaba Khamenei n'a fait aucune apparition publique, ni visuelle ni sonore. Son absence remarquée lors des funérailles de son père en juillet a nourri les interrogations. Selon des informations relayées par des médias américains et confirmées par des sources proches du gouvernement iranien, l'ayatollah aurait subi de graves blessures lors des frappes conjointes américano-israéliennes du 28 février, incluant des brûlures sévères au visage et des lésions aux membres nécessitant plusieurs interventions chirurgicales.
La stratégie de communication de Téhéran
Malgré ces rapports sur son état physique, Donald Trump souligne que les négociateurs iraniens continuent de faire référence à l'autorité de Mojtaba Khamenei pour valider des décisions politiques. Cette posture est interprétée par Washington soit comme une stratégie de maintien de façade, soit comme la preuve que le dirigeant est toujours en mesure d'exercer son influence, bien que le président iranien Masoud Pezeshkian ait admis que la communication avec lui était devenue extrêmement complexe.
Tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz
Au-delà du sort de la direction iranienne, le président américain a dressé un bilan optimiste de la pression militaire et économique exercée sur Téhéran. Il a notamment affirmé que le détroit d'Ormuz était désormais sous contrôle, malgré le maintien officiel de sa fermeture par les autorités iraniennes. Les forces navales américaines continuent d'escorter les navires commerciaux pour sécuriser ce passage stratégique, tandis que Washington réitère sa détermination à empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire, un objectif présenté par Donald Trump comme l'enjeu majeur de sa politique régionale.