À l'occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, le directeur exécutif d'Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a formellement sollicité l'intervention du président Bassirou Diomaye Faye. L'objectif est d'obtenir une issue favorable pour Mbayang Diop, une ressortissante sénégalaise incarcérée depuis plus d'une décennie en Arabie saoudite et menacée d'exécution.
Une mobilisation pour une exécution dite imminente
La situation de Mbayang Diop, détenue dans le couloir de la mort, suscite une vive inquiétude au sein des organisations de défense des droits humains. Seydi Gassama a exhorté le chef de l'État sénégalais à s'impliquer personnellement dans ce dossier diplomatique et judiciaire complexe. Selon les informations relayées par Amnesty International, le risque d'une exécution imminente justifie une action urgente des autorités sénégalaises auprès de leurs homologues saoudiens.
Les zones d'ombre du procès en Arabie saoudite
Condamnée à la peine capitale en avril 2017, Mbayang Diop a été reconnue coupable du meurtre de l'épouse de son employeur. Toutefois, la défense souligne des éléments contextuels cruciaux : la ressortissante sénégalaise aurait été victime de mauvais traitements de la part de son employeuse avant les faits. Au-delà des circonstances du drame, Amnesty International conteste la régularité de la procédure judiciaire, affirmant que la prévenue n'a pas bénéficié d'un procès équitable, soulevant ainsi des interrogations sur le respect des garanties fondamentales lors de son jugement.
Un enjeu de protection des citoyens à l'étranger
Cet appel met en lumière la responsabilité de l'État dans la protection de ses citoyens confrontés à des systèmes judiciaires étrangers, particulièrement lorsque la peine de mort est encourue. En plaçant le cas de Mbayang Diop au centre de la commémoration de la Journée mondiale contre la peine de mort, les défenseurs des droits humains rappellent que l'intervention diplomatique reste, dans ce type de situation, l'un des rares leviers pour infléchir une décision judiciaire définitive. La demande adressée au président Faye souligne l'attente d'une action concrète pour éviter l'application irréversible de la sentence.