À l'approche de l'échéance électorale de 2027, la dynamique politique dans le Sud-Est du Nigeria se cristallise autour d'un sentiment croissant de marginalisation. L'homme d'État Dan Ulasi a récemment affirmé que la région, s'estimant délaissée par l'administration actuelle du All Progressives Congress (APC), pourrait accorder un soutien massif à Peter Obi, perçu comme le seul espoir de changement pour les populations locales.
Un grief persistant sur le développement régional
Le cœur du mécontentement exprimé par Dan Ulasi repose sur l'absence de projets d'infrastructures significatifs dans les cinq États du Sud-Est. Selon lui, les initiatives mises en avant par le gouvernement fédéral, à l'instar du projet d'autoroute côtière Lagos-Calabar, ne répondent pas aux besoins structurels de la zone. Cette perception d'un déséquilibre dans l'investissement public alimente un sentiment d'exclusion systémique, poussant une partie de l'électorat à chercher une alternative politique capable de réintégrer la région dans les priorités nationales.
La stratégie électorale du Sud-Est
Dan Ulasi anticipe une mobilisation électorale sans précédent en faveur de Peter Obi, évoquant la possibilité que ce dernier recueille jusqu'à 90 % des suffrages dans la région lors du prochain scrutin présidentiel. Pour les électeurs du Sud-Est, ce vote ne serait pas seulement un choix partisan, mais un acte politique visant à affirmer leur appartenance pleine et entière au pays. Ce positionnement témoigne d'une volonté de sanctionner le bilan actuel de l'APC tout en réclamant une meilleure représentation au sein des institutions fédérales.
Le rôle des gouverneurs locaux
Malgré les critiques virulentes adressées au gouvernement central, Dan Ulasi nuance son analyse en reconnaissant les efforts déployés par les gouverneurs des États du Sud-Est. Il souligne que ces derniers, bien que certains soient membres de la formation politique au pouvoir, ont tenté de mener des politiques de développement à l'échelle locale. Cette distinction souligne la complexité du paysage politique régional, où les attentes des citoyens se divisent entre une gestion de proximité jugée active et une frustration profonde vis-à-vis de l'appareil d'État fédéral, perçu comme insuffisant en matière d'infrastructures et de nominations politiques.