Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement annoncé, lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies, la candidature de son pays à un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité pour le mandat 2032-2033. Cette ambition diplomatique s'inscrit dans une volonté affirmée de Dakar de peser sur la gouvernance mondiale tout en plaidant pour une réforme profonde de l'architecture onusienne.
Une stratégie ancrée dans le plaidoyer pour la réforme
Pour le chef de l'État sénégalais, cette candidature ne constitue pas une simple démarche protocolaire, mais le prolongement d'un engagement pour une refonte du Conseil de sécurité. Bassirou Diomaye Faye estime que la structure actuelle de l'organe, qui dispose de cinq membres permanents dotés d'un droit de veto, ne reflète plus les réalités géopolitiques contemporaines. En s'appuyant sur le consensus d'Ezulwini, le Sénégal réclame une meilleure représentativité du continent africain au sein de cette instance décisionnelle, insistant sur l'urgence d'un système plus équilibré et crédible.
Un historique diplomatique comme atout
Le Sénégal dispose d'une expérience significative au sein de l'instance onusienne, ayant déjà siégé à trois reprises en tant que membre non permanent, notamment en 1968-1969, 1988-1989 et plus récemment en 2016-2017. Cette expertise, couplée à une participation constante aux opérations de maintien de la paix, constitue un argument de poids pour convaincre les États membres. Le processus électoral, qui se jouera formellement en 2031, nécessitera d'abord l'aval des pairs africains avant de requérir une majorité des deux tiers au sein de l'Assemblée générale.
Le soutien à la candidature de Macky Sall
Parallèlement à cette ambition nationale, le président Faye a réitéré le soutien officiel du Sénégal à la candidature de son prédécesseur, Macky Sall, au poste de secrétaire général de l'ONU. Dakar présente l'ancien président comme un profil expérimenté capable de naviguer dans un contexte international marqué par de multiples crises. Cette double offensive diplomatique vise à renforcer l'influence du Sénégal sur la scène internationale, en combinant une présence au sein du Conseil de sécurité et une volonté de porter des figures nationales à des postes de haute direction au sein du système onusien.