Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a réaffirmé l’unité nationale et les défis structurels du Sénégal lors de la cérémonie officielle du Gamou à Thiènaba, en présence du khalife des Tidjanes. À travers un message présidentiel, il a souligné l’héritage spirituel et social de Mame Amary Ndack Seck, tout en appelant à une mobilisation collective pour le développement du pays.
Un héritage spirituel et territorial au cœur du discours
Mouhamadou Makhtar Cissé a rappelé, lors de cette cérémonie, la contribution historique de Mame Amary Ndack Seck, fondateur de la cité de Thiènaba Seck. Le ministre a mis en avant son rôle dans le rayonnement de l’islam et son engagement pour le développement local, soulignant ainsi le lien entre foi, patrimoine et progrès. Cette célébration du Gamou, événement majeur de la communauté tidjane, a servi de cadre à une réflexion sur l’identité sénégalaise.
L’unité nationale, pilier d’une stabilité menacée
Le ministre a martelé un message clair : « Le Sénégal est un et indivisible ». En citant des expressions en wolof, il a appelé à l’union des cœurs pour préserver la cohésion nationale, dans un contexte où les tensions sociales et politiques peuvent fragiliser la stabilité du pays. Cette insistance sur l’unité reflète une préoccupation croissante des autorités face aux divisions internes.
Trois ennemis à vaincre : santé, travail et valeurs traditionnelles
Pour le gouvernement, les défis du Sénégal se résument en trois priorités : la santé, le travail et le retour aux valeurs ancestrales. Selon Mouhamadou Makhtar Cissé, ces « ennemis » – désignés en wolof par « Reur, weureudi ak Niak » – ne peuvent être surmontés que par un renforcement des systèmes de soins, une politique économique axée sur l’emploi et un ancrage dans les principes moraux hérités. Une vision qui place la responsabilité collective au centre des solutions.
Une prière pour l’avenir du pays
Enfin, le ministre a sollicité les prières du guide religieux pour accompagner la mission des autorités et accélérer le développement du Sénégal. Cette demande, formulée dans un cadre religieux, illustre la volonté des dirigeants de mobiliser tous les leviers – spirituels, sociaux et économiques – pour relever les défis du pays. Une approche qui interroge sur l’équilibre entre tradition et modernité dans la gouvernance sénégalaise.