Le Sénégal s'illustre dans le rapport 2026 sur le développement durable en Afrique, porté par des avancées significatives dans ses infrastructures portuaires et ses politiques de transition énergétique. Ces résultats témoignent d'une dynamique de modernisation soutenue par des investissements stratégiques et une gestion optimisée des ressources publiques.
Modernisation et performance du port de Dakar
Le port de Dakar enregistre une progression notable dans le classement CPPI, passant d'un score de -82 en 2023 à +23 en 2024. Cette transformation est le fruit d'un partenariat de long terme avec l'opérateur DP World, actif depuis 2008. Les efforts de modernisation se sont traduits par l'acquisition de nouvelles grues, l'extension des capacités de stockage et une meilleure connectivité avec l'arrière-pays, le tout soutenu par la mise en place d'un guichet unique douanier visant à fluidifier les échanges commerciaux.
Transition énergétique et efficacité domestique
Sur le plan énergétique, le pays a déployé début 2025 un programme ambitieux doté de 8,51 millions d'euros, financé par la Banque africaine de développement. Ce projet cible le remplacement des ampoules à incandescence par des LED dans 700 000 foyers et 80 000 petites entreprises situées à Dakar, Thiès et Diourbel. Le modèle économique repose sur un mécanisme d'autofinancement : les usagers remboursent le coût des équipements directement via les économies réalisées sur leurs factures d'électricité.
Indicateurs de performance et recherche
Le rapport souligne également la solidité des indicateurs structurels du Sénégal. Le pays consacre 0,58 % de son PIB à la recherche et au développement, tandis que son industrie manufacturière à valeur ajoutée moyenne et élevée a atteint 21 % sur la période 2015-2022. Par ailleurs, la performance statistique nationale est saluée, la Banque mondiale ayant classé le Sénégal premier en Afrique en 2024 avec un score de 81,4 sur 100, devançant légèrement l'Afrique du Sud.
Infrastructures urbaines et dynamisme numérique
La capitale sénégalaise affiche un taux de couverture en eau potable de 95 % en zone urbaine et s'inscrit dans des réseaux de coopération avec d'autres métropoles africaines comme Nairobi, Kampala et Addis-Abeba. Parallèlement, le secteur de la fintech sénégalaise affiche des perspectives de croissance soutenues, avec une progression annuelle estimée à 13 % d'ici 2025, confirmant le rôle central du pays dans l'écosystème numérique ouest-africain.