Le Sénégal enregistre une progression de la dengue avec près de 70 cas confirmés à travers plusieurs régions du pays. Face à cette situation, les autorités sanitaires ont officiellement validé un plan national de riposte pour contenir la propagation du virus et limiter les risques de complications graves.
Une répartition géographique étendue
La situation épidémiologique révèle une dissémination du virus sur une grande partie du territoire. Matam affiche le bilan le plus lourd avec 27 cas recensés, suivie par Kaolack avec 19 cas et Kaffrine avec 7 cas. Les régions de Saint-Louis et Tambacounda comptabilisent chacune 4 cas, tandis que Dakar et Kédougou en dénombrent 3 chacune. À Ziguinchor, la situation a pris une tournure plus critique avec dix cas confirmés sur 18 prélèvements, incluant le décès d'un étudiant dont l'état de santé était fragilisé par des comorbidités, notamment l'asthme et la drépanocytose.
Risques sanitaires et co-infections
Au-delà de la dengue, certaines zones font face à des défis sanitaires complexes. Dans le district de Ndiormi, le médecin-chef Ababacar Ly a alerté sur la circulation simultanée de la dengue et de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. Si la dengue est souvent décrite comme une pathologie bénigne, les autorités rappellent qu'elle peut évoluer vers des formes sévères et mortelles, particulièrement chez les personnes présentant des fragilités immunitaires ou des maladies chroniques préexistantes.
Mesures de prévention et prise en charge
La transmission de la dengue étant principalement assurée par des moustiques actifs en journée, les autorités sanitaires insistent sur l'importance des mesures barrières individuelles. Le recours aux moustiquaires, le port de vêtements couvrants et l'utilisation de répulsifs sont vivement recommandés pour réduire les risques de piqûres. Parallèlement, la suppression des gîtes larvaires, notamment par l'élimination des eaux stagnantes, constitue un levier essentiel de lutte antivectorielle. Bien qu'il n'existe pas de traitement spécifique contre le virus, une prise en charge médicale précoce demeure le facteur déterminant pour prévenir les complications cliniques.