Après deux années de blocages économiques et de restrictions budgétaires, le Sénégal enregistre un regain d’activité grâce à la signature d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) et à des mesures sociales ambitieuses. Matar Diop, ancien député et figure du parti Kiiraay-Les patriotes, salue cette dynamique tout en appelant à un équilibre entre rigueur et soutien aux acteurs locaux.
Un accord historique avec le FMI pour relancer l’économie
La signature du programme FEC (Facilité élargie de crédit) avec le FMI, d’un montant de plus de 1 244 milliards de francs CFA, marque un tournant pour le Sénégal. Selon Matar Diop, cet accord a permis de lever les obstacles qui paralysaient l’exécution des projets structurants et l’accès aux financements extérieurs. « Le vent tourne sur la scène économique nationale », déclare-t-il, soulignant la disparition progressive des blocages qui étouffaient l’activité économique.
Des réformes sociales pour atténuer les effets des mesures d’austérité
Parallèlement aux avancées économiques, le gouvernement a relancé et élargi les bourses de sécurité sociale, passant de 300 000 à 1 million de ménages bénéficiaires. Cette mesure, saluée par Matar Diop, vise à soulager les couches les plus vulnérables, durement touchées par les restrictions budgétaires passées. « Nous sortons enfin de la zone de turbulences où la mauvaise presse nous avait cantonnés », affirme-t-il, reconnaissant l’impact positif de ces réformes sur la perception internationale du pays.
Un appel à plus de soutien pour les entreprises et les populations
Malgré ces avancées, Matar Diop insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts pour soutenir le tissu économique local. Il critique les mesures d’austérité passées, qu’il juge responsables de l’asphyxie des entreprises et du frein à l’initiative privée. « Nous souhaitons plus de sacrifices et plus de subventions pour soulager les populations et les entreprises », plaide-t-il, plaidant pour un équilibre entre rigueur budgétaire et soutien actif au secteur productif. Pour lui, cette phase doit être suivie d’une politique plus inclusive pour éviter de nouvelles crises.