Le gouvernement sénégalais relance le projet d’assainissement des dix villes du pays, avec Kaolack comme première étape avant le Gamou international de Médina Baye. Une mobilisation accrue des ressources et des acteurs locaux vise à améliorer la gestion des eaux pluviales et l’accès à l’eau potable, malgré des contraintes budgétaires persistantes.
Kaolack, vitrine des travaux relancés
À Kaolack, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a annoncé la reprise effective des travaux d’assainissement, interrompus après des avancées significatives. L’objectif : finaliser les infrastructures prévues dans la ville, dont le bassin de Thiofack, essentiel pour le drainage des eaux de pluie dans les quartiers environnants. Cette relance s’inscrit dans une dynamique plus large, incluant l’inauguration de deux forages à Fass Barigo et Gandiaye, destinés à desservir 36 000 habitants en zone rurale.
Un dispositif hivernal sous surveillance
Le ministre a évalué le dispositif de gestion des eaux pluviales à Kaolack, jugé satisfaisant malgré des points de vigilance persistants. Des opérations de curage et de drainage, menées en collaboration avec plusieurs acteurs (direction de la prévention des inondations, Génie militaire, sapeurs-pompiers et Office national de l’assainissement), ont permis d’améliorer l’évacuation des eaux. Cependant, des stagnations d’eau ont été signalées dans certaines zones de Thiofack, rappelant les défis structurels à relever.
Pression citoyenne et préparation du Gamou
À l’approche du Gamou international de Médina Baye, Cheikh Tidiane Dièye a appelé les habitants à ne pas jeter de déchets solides dans les canaux d’évacuation, soulignant l’importance de préserver les infrastructures déjà curées. Une campagne de sensibilisation s’impose pour éviter l’obstruction des réseaux, alors que les pluies saisonnières pourraient aggraver les risques d’inondation si les mesures ne sont pas respectées.
Mobilisation des ressources malgré les contraintes
Malgré des contraintes budgétaires, l’État a mobilisé les fonds nécessaires au redémarrage des travaux, tandis que l’entreprise en charge a été remobilisée. Une évaluation et une réorganisation des priorités ont été menées pour accélérer les chantiers, avec un accent sur les zones les plus vulnérables. Cette relance marque une volonté politique de concilier urgence sociale et gestion durable des ressources hydriques.