Le rapport « Fiscal Transparency Report 2026 » souligne les avancées du Sénégal en matière de gestion des finances publiques, tout en pointant des lacunes persistantes. Si le pays est reconnu pour ses efforts de transparence, il demeure sous surveillance pour atteindre les standards internationaux d'exhaustivité budgétaire.
Des avancées saluées dans la gestion des comptes
Le document, qui analyse les données collectées sur l'année 2025, place le Sénégal parmi les neuf États africains ayant réalisé des progrès significatifs. L'exécutif sénégalais a notamment réussi à publier des audits complets et fiables de son budget annuel dans des délais jugés raisonnables. La mise en ligne de ces documents, couplée à une exécution budgétaire conforme aux prévisions initiales, témoigne d'une volonté de rigueur dans le suivi des recettes et des dépenses publiques.
Le défi de la transparence des entreprises publiques
Malgré ces acquis, le rapport identifie des zones d'ombre qui freinent la pleine conformité du pays aux exigences minimales. La principale recommandation porte sur l'intégration systématique des allocations et des revenus des grandes entreprises publiques au sein du budget national. Le Sénégal est également invité à accroître la visibilité sur les obligations liées à la dette contractée par ces entités, un levier jugé essentiel pour garantir une lecture claire de la santé financière de l'État.
Vers une gouvernance financière renforcée
La publication de ce rapport a suscité des réactions au sein de la société civile, notamment de la part du Forum du justiciable, qui appelle le président Bassirou Diomaye Faye à intensifier les réformes. En réponse aux enjeux de transparence, le gouvernement a récemment structuré une nouvelle Direction générale des financements et de la Dette. Parallèlement, la publication récente par le ministère de l'Économie, des Finances et du Plan de la liste des partenaires financiers du pays marque une étape supplémentaire dans la volonté de rendre les engagements de l'État plus lisibles pour les citoyens et les investisseurs.