Le système éducatif sénégalais a officiellement lancé sa rentrée scolaire 2026-2027 ce lundi 12 octobre. Initialement prévue le 8 octobre, l'ouverture des classes a été décalée de quelques jours pour pallier les conséquences des récentes pluies diluviennes qui ont touché plusieurs zones du pays.
Un effectif massif et des besoins accrus
Plus de 4 millions d'élèves, répartis entre le préscolaire, l'élémentaire et le moyen secondaire, sont attendus dans les établissements nationaux. Pour répondre à cette demande croissante, le gouvernement a mis en place un dispositif opérationnel validé lors du Conseil interministériel du 25 septembre dernier. Ce plan d'action, articulé autour de 27 mesures, vise à garantir des conditions d'apprentissage fonctionnelles malgré les contraintes climatiques et structurelles.
Accélération des infrastructures et renforcement du corps enseignant
L'État sénégalais a engagé une course contre la montre pour livrer 2 500 nouvelles salles de classe et leurs ouvrages annexes. Ce programme, piloté par le ministère de l'Éducation nationale en concertation avec les départements des Finances et des Infrastructures, constitue un levier majeur pour désengorger les établissements. Parallèlement, le déficit en personnel enseignant est adressé par un recrutement spécial de 2 527 agents, venus renforcer les effectifs issus de la Fastef et des centres régionaux de formation. Le plan inclut également la réhabilitation et l'équipement de 50 cases des tout-petits pour soutenir le développement intégré de la petite enfance.
Supervision des zones vulnérables
La gestion des impacts des inondations reste une priorité pour les autorités. Le ministre de l'Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a entamé une tournée de supervision ciblée sur la banlieue dakaroise, une zone particulièrement éprouvée par les récentes précipitations. Ses visites au Complexe Seydina Issa Laye de Cambérène et au Groupe scolaire Elimane Ndiaye, dans l'académie de Pikine-Guédiawaye, illustrent la volonté du gouvernement de constater sur le terrain l'effectivité de la reprise des cours et l'état des infrastructures après les intempéries.