Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal a dressé un bilan préoccupant de l'épidémie de diphtérie sévissant sur le territoire national. Avec 114 cas confirmés et 11 décès enregistrés au 20 septembre 2026, les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue et au respect strict du calendrier vaccinal.
Une propagation étendue sur 12 régions
L'épidémie ne se limite pas à un foyer isolé, touchant désormais 31 districts sanitaires répartis dans 12 régions du pays. La région de Kédougou apparaît comme la zone la plus affectée avec 33 infections, suivie par Louga (16 cas) et Dakar (15 cas). Les zones de Touba, dans la région de Diourbel, et de Mbour, dans la région de Thiès, présentent également des clusters significatifs. Cette dispersion géographique souligne l'ampleur du défi logistique et sanitaire pour les autorités qui tentent de contenir la circulation du bacille.
L'impératif de la couverture vaccinale
Face à cette situation, le ministère rappelle que la diphtérie, bien que hautement contagieuse, demeure une pathologie évitable par la vaccination. La stratégie de réponse repose sur le Programme élargi de vaccination (PEV). Il est instamment demandé aux parents de vérifier le statut vaccinal de leurs enfants et de procéder au rattrapage des doses manquantes si nécessaire. Cette mesure préventive est présentée comme le levier principal pour briser la chaîne de transmission et réduire la mortalité liée à cette infection.
Recommandations et dispositifs d'urgence
Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité d'une prise en charge médicale rapide. Il est formellement déconseillé aux populations de recourir à l'automédication, qui peut retarder un diagnostic vital. En cas d'apparition de symptômes, la consultation immédiate dans la structure de santé la plus proche est requise. Pour accompagner les citoyens, le ministère a activé des canaux de communication dédiés, notamment le numéro vert 800 00 50 50, le 1919, ainsi que les services du SAMU via le 1515, afin d'orienter les patients et de centraliser les signalements.