Le Sénégal face à une paralysie institutionnelle et des tensions politiques croissantes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 69 lectures
Le Sénégal face à une paralysie institutionnelle et des tensions politiques croissantes

Le Sénégal traverse une séquence politique marquée par une interruption prolongée du fonctionnement normal de l'exécutif et des restrictions croissantes sur les activités partisanes. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la continuité de l'État, alors que plusieurs dossiers administratifs et politiques majeurs restent en suspens.

Incertitudes autour de l'exécutif

Depuis le 29 juillet 2026, le Palais de la République n'a tenu aucun Conseil des ministres. Ce silence prolongé de l'organe décisionnel suprême entrave l'adoption de décrets essentiels et fragilise la préparation de la Déclaration de politique générale du Premier ministre. Cette vacance dans le calendrier gouvernemental alimente les interrogations sur la stabilité de la gouvernance actuelle et la capacité de l'administration à répondre aux enjeux nationaux immédiats.

Restrictions sur les activités politiques

Sur le terrain, les libertés publiques font l'objet de mesures restrictives. À Fissel, le sous-préfet Mouhamed Malick Ngom a annulé une journée dédiée à la vente de cartes de membre du parti PASTEF, prévue pour le 5 septembre 2026. Cette décision, prise par voie administrative après une autorisation initiale délivrée le 27 août, illustre les tensions persistantes autour de l'exercice des activités politiques locales.

Justice et sécurité : des dossiers en suspens

Le climat social est également marqué par des interventions judiciaires notables. La Division des investigations criminelles (DIC) a procédé à l'arrestation d'un comptable français, E. J. M. Roger, pour un détournement de fonds présumé s'élevant à plus de 1,134 milliard de francs CFA au sein de la société SAMB. Parallèlement, la Section de recherches de la gendarmerie de Ziguinchor a mis fin à 23 ans de cavale en interpellant Youssouph Sané, recherché depuis 2003 dans une affaire de mort par arme à feu. Ces actions judiciaires interviennent dans un contexte où la protection des journalistes, illustrée par le soutien apporté à Babacar Fall de la RFM face à des menaces, demeure un sujet de vigilance pour la société civile.

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