Face aux tensions budgétaires et à la nécessité de restaurer la crédibilité financière du Sénégal, le député Amadou Ba appelle à une accélération de la restructuration du secteur parapublic. Ce plan, porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, vise à rationaliser l'administration par la fusion ou la suppression d'agences étatiques jugées trop coûteuses.
Une stratégie de rationalisation des structures étatiques
Le projet de réforme, initialement annoncé lors du Conseil des ministres du 5 mars 2026, repose sur une logique de simplification de la gouvernance. L'objectif est de réduire drastiquement le train de vie de l'État en limitant les dépenses de fonctionnement et le nombre de conseils d'administration. Le député Amadou Ba souligne que cette restructuration intégrale ne doit pas entraîner de suppressions d'emplois, mais plutôt viser une meilleure viabilité et une performance accrue des structures maintenues.
Des fusions ciblées pour optimiser les ressources
Le plan prévoit des rapprochements stratégiques au sein de plusieurs départements ministériels. Sont notamment concernées la fusion du 3FPT et de l'ONFP sous la tutelle du ministère de la Formation professionnelle, ainsi que le regroupement de l'ASER, de l'ANER et de l'AME au sein du ministère de l'Énergie. Dans le secteur du tourisme, le rapprochement entre la SAPCO et l'ASPT est également acté. Ces mesures visent à éliminer les doublons administratifs et à clarifier l'action publique.
Un enjeu de crédibilité financière et budgétaire
Au-delà de l'économie directe, estimée à 55 milliards FCFA sur trois ans, cette réforme constitue un signal adressé aux partenaires économiques et financiers du pays. Dans un contexte marqué par le poids de la dette, le gouvernement cherche à démontrer sa capacité à instaurer une discipline budgétaire rigoureuse. Pour le député, cette démarche est essentielle pour éviter de faire peser l'intégralité du fardeau de la restructuration de la dette sur les citoyens et le secteur privé national.
L'attente d'une mise en œuvre rapide
Alors que le calendrier initial prévoyait une entrée en vigueur au 1er juin, le député insiste sur l'urgence de concrétiser ces engagements. La déclaration de politique générale du Premier ministre Ousmane Sonko est désormais perçue comme l'échéance clé pour confirmer la trajectoire de cette réforme, présentée comme un levier indispensable pour assainir durablement les finances de l'État sénégalais.