L'Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX-S.A.) a initié un atelier stratégique à Dakar pour évaluer la conformité du cadre national avec l'Accord de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la facilitation de l'investissement pour le développement. Cette démarche vise à identifier les failles réglementaires et à renforcer la compétitivité du pays dans un contexte de mutation économique.
Un besoin urgent de diversification des flux financiers
Le Sénégal fait face à une contraction marquée de ses investissements directs étrangers (IDE), qui ont chuté de 3,319 milliards de dollars en 2024 à 37 millions de dollars en 2025. Cette baisse brutale s'explique par la fin de la phase intensive de financement des grands projets énergétiques, notamment les champs gaziers et pétroliers de Sangomar et de Grand Tortue Ahmeyim. Pour l'APIX, l'enjeu est désormais de diversifier les sources de capitaux et de restaurer la confiance des investisseurs internationaux en offrant un environnement plus stable.
Alignement sur les standards internationaux
En collaboration avec la Banque mondiale et le Centre du commerce international (ITC), cet exercice d'auto-évaluation se concentre sur plusieurs piliers de l'Accord FID : la transparence, l'accès à l'information et la simplification des procédures administratives. L'objectif est de rendre le climat des affaires sénégalais plus lisible et prévisible. Les participants examinent actuellement les mécanismes existants pour repérer les écarts avec les dispositions internationales, une étape jugée indispensable pour lever les freins bureaucratiques qui pèsent sur les opérateurs économiques.
Vers une transformation structurelle à l'horizon 2050
Cette initiative s'inscrit directement dans la stratégie Vision Sénégal 2050, qui place l'amélioration de l'environnement des affaires au cœur de la croissance nationale. À l'issue de ces deux jours de travaux, des pistes de réformes concrètes devraient être formulées pour moderniser les procédures d'investissement. La réussite de ce chantier est perçue comme un levier déterminant pour attirer de nouveaux capitaux hors du secteur extractif et soutenir la compétitivité globale de l'économie sénégalaise sur le long terme.