Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a qualifié de satisfaisant le bilan à mi-parcours de la gestion des inondations au Sénégal. Malgré la persistance de l'hivernage, les autorités mettent en avant l'efficacité des mesures d'anticipation déployées pour réduire les délais d'évacuation des eaux pluviales.
Une réactivité opérationnelle face aux précipitations
Lors d'une réunion du Comité national de gestion des inondations (CNGI) tenue le 18 septembre 2026, le ministre a souligné que les interventions coordonnées de la Direction de la prévention et de la gestion des inondations (DPGI) et de l'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS) ont permis de limiter l'impact des fortes pluies. À Dakar comme dans les régions de Diourbel, Kaolack, Saint-Louis et Thiès, les équipes de terrain ont été mobilisées pour surveiller les zones critiques et dégager les déchets obstruant les grilles avaloirs, permettant une résorption rapide des accumulations d'eau.
Le défi structurel du réseau d'assainissement
Le gouvernement reconnaît toutefois les limites des infrastructures actuelles, largement héritées des années 1960 et inadaptées à la densité démographique actuelle. Le ministre a pointé du doigt le sous-dimensionnement du réseau face à l'intensification des épisodes pluvieux liés au changement climatique. Si des réflexions sont engagées pour un renouvellement complet des canalisations, le coût financier se chiffre en milliards, imposant une planification rigoureuse. Par ailleurs, les autorités déplorent des comportements citoyens, tels que le rejet de déchets dans les canalisations et l'ouverture des regards, qui aggravent l'ensablement et l'engorgement des systèmes d'évacuation.
Préparation des sites pour les Jeux olympiques de la Jeunesse
Au-delà de la gestion immédiate de l'hivernage, le ministère a intégré la sécurisation des infrastructures dans le cadre des préparatifs des Jeux olympiques de la Jeunesse à Dakar. Un plan d'action spécifique a été élaboré en collaboration avec le comité olympique et plusieurs agences techniques, dont Ageroute et la SONAGED. L'objectif est d'assurer la résilience des sites sportifs identifiés face aux risques d'inondation. Une évaluation de terrain est prévue pour valider l'état d'avancement des travaux nécessaires à la tenue de cet événement international.