À l'approche des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal accélère la modernisation de ses infrastructures urbaines avec l'installation de 1 200 lampadaires solaires. Ce projet, porté par l'Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), représente un investissement de 1,5 milliard de francs CFA visant à sécuriser les zones stratégiques de Saly et de Diamniadio.
Un déploiement rapide pour les zones stratégiques
Réalisés en seulement 25 jours, les travaux d'éclairage public répondent à une double exigence : garantir la sécurité des populations locales et offrir un cadre optimal aux délégations internationales attendues pour les JOJ. Lors d'une inspection nocturne, les responsables de l'ANER, accompagnés du délégué général et des membres du Comité d'organisation (COJOJ), ont validé la conformité des installations sur les grands axes et aux abords des infrastructures sportives. Cette phase de vérification technique permet d'anticiper les besoins en maintenance et d'ajuster les dispositifs avant l'afflux de visiteurs.
Au-delà des Jeux : une stratégie d'aménagement urbain
L'initiative s'inscrit dans une dynamique plus vaste de transformation du paysage urbain sénégalais. À Dakar, les autorités municipales multiplient les projets d'aménagement avec le soutien de l'État pour renforcer l'attractivité de la capitale. L'enjeu est de transformer ces investissements ponctuels en un héritage durable pour les villes hôtes, en améliorant durablement la qualité de vie des citoyens et la visibilité internationale du pays.
Le programme national d'éclairage solaire
Ce déploiement à Saly et Diamniadio constitue une étape concrète du Programme national d'éclairage public solaire, lancé par l'État en 2019. Le projet global, actuellement dans sa troisième phase, ambitionne l'installation de 303 000 lampadaires sur l'ensemble du territoire national. Avec un budget estimé à 390 milliards de francs CFA, ce programme témoigne de la volonté du gouvernement de miser sur les énergies renouvelables pour répondre aux besoins en infrastructures publiques tout en maîtrisant les coûts énergétiques à long terme.