Le Sénégal dénombre 271 navires immatriculés, 187 pour la pêche et l’industrie, tandis que le Parlement scrute la délivrance des licences maritimes

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 18 lectures
Le Sénégal dénombre 271 navires immatriculés, 187 pour la pêche et l’industrie, tandis que le Parlement scrute la délivrance des licences maritimes

Le Sénégal compte 271 navires immatriculés, parmi lesquels 187 sont affectés aux activités de pêche et d’industrie. Cette donnée apparaît alors que la commission d’enquête parlementaire examine la transparence des procédures de délivrance et de renouvellement des licences de pêche, un secteur clé pour l’économie du pays.

Un panorama du parc maritime sénégalais

Selon les dernières statistiques présentées par la commission, le registre maritime sénégalais recense 271 navires battant pavillon national. Près de 70 % de ces embarcations – soit 187 unités – sont exploitées dans la pêche ou dans des activités industrielles liées à la mer. Cette concentration reflète l’importance du secteur maritime pour l’emploi, la sécurité alimentaire et les recettes d’exportation du pays.

Audition parlementaire : focus sur l’ANAM et les mécanismes d’immatriculation

Le vendredi 9 octobre 2026, la commission d’enquête a entendu Mamadou Thiaw, directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), ainsi que son prédécesseur, Bécaye Diop, qui a dirigé l’institution de novembre 2024 à juillet 2026. Les échanges ont porté sur la distinction entre immatriculation et navigabilité, les contrôles techniques obligatoires et la fiabilité des registres. Thiaw a détaillé les procédures d’enregistrement des navires, insistant sur le rôle de l’ANAM dans le suivi continu des bateaux, tandis que Diop a rappelé les évolutions intervenues sous sa direction, notamment la mise en place de nouveaux critères de jaugeage.

Critères de « sénégalisation » et attribution des licences de pêche

Les députés ont interrogé les deux dirigeants sur les critères retenus pour « sénégaliser » un navire, c’est‑à‑dire le faire porter le pavillon national, ainsi que sur les conditions de délivrance des permis de navigabilité. La commission cherche à déterminer si les licences de pêche sont attribuées sur la base de critères techniques et économiques clairement définis ou si des pratiques opaques influencent le processus. Les discussions ont également abordé le rôle de l’ANAM dans la distribution des licences, un point sensible compte tenu des accusations de favoritisme qui ont émergé dans le secteur ces dernières années.

Enjeux pour la gouvernance maritime et les perspectives d’action

Cette enquête parlementaire intervient à un moment où le gouvernement sénégalais ambitionne de renforcer la gouvernance maritime, d’améliorer la traçabilité des captures et de sécuriser les revenus issus de la pêche. Une meilleure maîtrise du registre des navires et des licences pourrait contribuer à lutter contre la pêche illégale, à optimiser l’utilisation des ressources marines et à rassurer les partenaires internationaux. Les conclusions de la commission, attendues dans les prochains mois, pourraient déboucher sur des réformes législatives ou sur la mise en place d’un dispositif de contrôle plus rigoureux, avec un impact direct sur la compétitivité du secteur maritime sénégalais.

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