Le Sénégal conteste la dégradation de sa note souveraine par l'agence Moody's

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 31 lectures
Le Sénégal conteste la dégradation de sa note souveraine par l'agence Moody's

L'agence de notation Moody's a abaissé le 28 août 2026 la note souveraine du Sénégal, la faisant passer de Caa1 à Caa2. Cette décision, qui place le pays dans une catégorie jugée très spéculative, suscite une vive opposition de la part de Babo Amadou Ba, ancien directeur général du 3FPT, qui y voit une lecture biaisée de la situation financière nationale.

Une succession de dégradations contestée

Pour Babo Amadou Ba, cette nouvelle révision à la baisse n'est pas un événement isolé. Il souligne qu'il s'agit de la quatrième dégradation en moins de deux ans, le pays ayant successivement glissé de B1 à B3, puis à Caa1, pour atteindre aujourd'hui le niveau Caa2. L'ancien responsable du 3FPT rejette fermement cette trajectoire, qualifiant l'analyse de l'agence américaine de « spéculative, subjective et biaisée ».

Les arguments de Moody's face à la défense sénégalaise

L'agence Moody's justifie sa décision par plusieurs indicateurs macroéconomiques préoccupants : des besoins de financement bruts élevés, une charge d'intérêts de la dette en augmentation constante et l'absence prolongée d'un programme formel avec le Fonds monétaire international (FMI). En réponse, Babo Amadou Ba estime que ces éléments ne tiennent pas compte des efforts de transparence engagés par les autorités sénégalaises dans la gestion des finances publiques. Selon lui, la rigueur dans la communication financière devrait être mieux valorisée par les agences de notation.

Un climat d'incertitude persistante

Au-delà de l'abaissement de la note, Moody's maintient une perspective négative sur la signature du Sénégal. Cette notation Caa2, qui signale un risque de crédit élevé, pourrait alourdir les conditions d'accès du pays aux marchés financiers internationaux. Si les autorités sénégalaises mettent en avant leur volonté de transparence comme un gage de bonne gouvernance, le maintien de cette perspective négative par l'agence suggère que les marchés restent attentifs à la capacité du pays à stabiliser ses besoins de refinancement à court et moyen terme.

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