Le ministère de la Santé du Sénégal a annoncé une hausse de la subvention de l’insuline, portée à 520 millions de francs CFA, et a présenté le Bilan Annuel Ciblé (BAC), une nouvelle démarche de prévention destinée à tous les Sénégalais.
Une subvention renforcée pour l’insuline
Face à la prévalence croissante du diabète, le gouvernement a décidé d’augmenter le financement dédié à l’insuline, passant de 300 millions à 520 millions de francs CFA. Cette mesure vise à réduire le coût d’accès aux traitements pour les patients diabétiques, dont la prise en charge représente un poids budgétaire important. Le directeur de la lutte contre la maladie, Moustapha Diop, a souligné que cette hausse s’inscrit dans la priorité accordée aux maladies non transmissibles dans les documents stratégiques du ministère.
Disponibilité élargie des médicaments antidiabétiques
Parallèlement à la subvention de l’insuline, le ministère a indiqué que les médicaments antidiabétiques sont désormais disponibles au sein de la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement. Cette amélioration de la chaîne d’approvisionnement assure une meilleure continuité de l’offre thérapeutique, limitant les ruptures de stock qui peuvent compromettre le suivi des patients. L’accès élargi aux traitements contribue à la stabilisation glycémique et à la réduction des complications liées au diabète.
Le Bilan Annuel Ciblé : une stratégie de prévention personnalisée
Le Bilan Annuel Ciblé (BAC) constitue la prochaine étape du plan de prévention. Il s’agit d’un examen de santé adapté à chaque individu en fonction de son âge, de son sexe et de son profil de risque. L’objectif est d’identifier précocement les facteurs de risque et de déclencher des interventions avant que la maladie ne devienne coûteuse à traiter. Le bilan minimum a déjà été validé, ouvrant la voie à son déploiement à l’échelle nationale.
Implications pour la santé publique et le budget de l’État
En combinant une subvention accrue de l’insuline, une meilleure disponibilité des médicaments et le BAC, le Sénégal mise sur une approche intégrée pour contenir les dépenses de santé liées aux maladies chroniques. La prévention précoce, encouragée par le BAC, devrait diminuer le nombre de cas avancés nécessitant des soins intensifs, allégeant ainsi la pression financière sur le système de santé. Cette politique reflète la volonté du gouvernement de placer la lutte contre le diabète au cœur de son agenda sanitaire.