Le Sénégal amorce la réforme de la carte d’identité biométrique CEDEAO pour moderniser l’identification et sécuriser les données personnelles

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 112 lectures
Le Sénégal amorce la réforme de la carte d’identité biométrique CEDEAO pour moderniser l’identification et sécuriser les données personnelles

Le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a convoqué une session extraordinaire le 18 septembre pour examiner, entre autres, le projet de loi n° 21/2026 qui révisera la carte d’identité biométrique CEDEAO. Cette réforme vise à moderniser le système d’identification des Sénégalais et à renforcer la sécurité des données associées, alors que les premières cartes délivrées en 2016 arrivent en fin de validité.

Convocation d’une session extraordinaire pour plusieurs réformes clés

Par arrêté du 15 septembre 2026, le président de l’Assemblée a fixé la réunion à 10 h le vendredi 18 septembre. Outre la réforme de la carte d’identité, l’ordre du jour comprend une modification du Code pétrolier, une loi organique sur les finances, un texte sur la santé en milieu carcéral et le rapport d’une mission parlementaire sur la commercialisation des produits Softcare. La séance sera clôturée dès que tous les points auront été traités.

Le projet de loi n° 21/2026 : portée et principales modifications

Le texte propose de remplacer la loi n° 2016‑09 du 14 mars 2016, qui avait instauré la carte biométrique commune aux États membres de la CEDEAO. Initialement conçue comme une pièce d’identité nationale et un titre de voyage valable dix ans, la carte intègre une puce électronique multi‑applications. La réforme prévoit d’adapter ce dispositif aux avancées technologiques actuelles et d’introduire des mesures plus strictes de protection des données personnelles.

Enjeux de modernisation et de protection des données

À dix ans de son lancement, la carte d’identité biométrique doit être renouvelée pour les titulaires dont la validité expire. Le gouvernement considère cette échéance comme une opportunité de moderniser l’état civil sénégalais, en alignant le dispositif sur les standards de cybersécurité et en ouvrant la voie à de nouvelles utilisations, telles que la carte de santé ou le permis de conduire, tout en limitant les risques de fraude et de vol d’informations.

Perspectives pour les citoyens et le cadre législatif

Si le projet de loi est adopté, chaque Sénégalais, dès l’âge de cinq ans, devra disposer d’une nouvelle version de la carte, conforme aux exigences de sécurité renforcées. Cette évolution s’inscrit dans le calendrier parlementaire comme un chantier prioritaire, reflétant la volonté du gouvernement de renforcer la souveraineté numérique du pays et d’harmoniser les procédures d’identification au sein de la CEDEAO.

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