Alors que la 17ᵉ Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17) se tient à Oulan-Bator, en Mongolie, le Sénégal y défend trois axes majeurs : accélérer la restauration des terres dégradées, renforcer la résilience face aux sécheresses et mobiliser des financements innovants pour les communautés locales.
Des priorités alignées sur les défis sahéliens
Le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, conduit la délégation nationale à cette COP17, où les discussions portent sur des enjeux cruciaux pour l’Afrique de l’Ouest. Parmi eux, la restauration des terres et des parcours pastoraux figure en tête des priorités, avec un appel à une mobilisation accrue des financements publics et privés. Le Sénégal insiste également sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des sécheresses, un phénomène dont les impacts s’aggravent avec le changement climatique.
Une coopération internationale sous le feu des projecteurs
La sécheresse, thème central des échanges, pousse le Sénégal à plaider pour une coopération internationale plus efficace. Le pays soutient notamment le renforcement de l’International Drought Resilience Alliance (IDRA) et de son observatoire (IDRO), des initiatives visant à anticiper et atténuer les effets de ce fléau. Ces propositions s’inscrivent dans une logique de prévention, alors que les sécheresses répétées menacent la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes en Afrique.
Un leadership scientifique reconnu à l’UNCCD
Parallèlement aux négociations ministérielles, le Pr Cheikh Mbow, directeur général du Centre de Suivi Écologique du Sénégal, a été élu président du Science-Policy Interface de l’UNCCD pour un mandat de quatre ans. Cette fonction, distincte des débats politiques, souligne l’expertise sénégalaise en matière de recherche appliquée et de dialogue entre science et politiques publiques. Le ministère de l’Environnement salue une contribution « forte et constructive » du pays, tout en rappelant que les négociations doivent aboutir à des décisions ambitieuses.
Vers des engagements concrets ?
Alors que les travaux de la COP17 se poursuivent, le Sénégal reste mobilisé pour transformer les promesses en actions. L’enjeu est double : convertir les financements promis en projets locaux et garantir que les mécanismes de résilience soient intégrés aux politiques nationales. Une réussite qui pourrait servir de modèle pour d’autres pays sahéliens confrontés aux mêmes défis.