Le sénateur représentant Bauchi South, Shehu Buba, a officiellement saisi les agences de sécurité nigérianes pour exiger une enquête approfondie sur des accusations de complicité avec des réseaux criminels. Le parlementaire, qui se porte candidat au poste de gouverneur pour 2027, rejette fermement tout lien avec le financement du terrorisme, le kidnapping ou le banditisme, se disant prêt à répondre de ses actes devant la justice.
Une démarche proactive auprès des services de renseignement
Accompagné de son équipe juridique dirigée par l'ancien président du barreau nigérian, Yakubu Maikyau, le sénateur a adressé des requêtes formelles au Service de sécurité d'État (SSS), à l'Agence de renseignement de la défense (DIA) et à la police nationale. M. Buba a affirmé s'être volontairement mis à la disposition des enquêteurs, soulignant qu'il n'avait rien à cacher. Son dossier inclut des pétitions antérieures déposées auprès de la police et des éléments relatifs à des procédures judiciaires en cours devant la Haute Cour fédérale d'Abuja.
Origine des accusations et contentieux judiciaire
Les soupçons pesant sur le sénateur ont été ravivés par des déclarations publiques d'un individu nommé Hassan Husseini, diffusées via une plateforme numérique. Ce dernier accuse le parlementaire d'avoir hébergé des chefs de gangs et facilité des formations spécialisées pour des membres de groupes armés. De son côté, M. Buba qualifie ces propos de diffamatoires. Il a précisé avoir déjà engagé des poursuites judiciaires, notamment pour cyberharcèlement et extorsion, contre plusieurs individus impliqués dans cette campagne de dénigrement, une affaire dont la suite est attendue fin septembre.
La gestion des responsabilités politiques en question
Le sénateur, ancien président de la commission sénatoriale sur la sécurité nationale et le renseignement, estime que ses activités passées sont délibérément détournées pour alimenter des rumeurs. Il a notamment réagi aux critiques concernant le parrainage de pèlerinages, expliquant que les bénéficiaires avaient été sélectionnés sur recommandation de chefs traditionnels. M. Buba, qui préside désormais la commission sénatoriale sur l'élevage et l'agriculture animale, appelle à ce que les auteurs de ces allégations soient tenus responsables devant la loi si aucune preuve tangible n'est produite pour étayer leurs dires.