Le sénateur Saliu Mustapha, figure politique majeure du Kwara, a officialisé son départ de l'APC pour rejoindre le PDP, invoquant un manque de démocratie interne et d'inclusivité sous la gouvernance du gouverneur Abdulrahman Abdulrazaq. Une décision présentée comme collective, mais qui pourrait redessiner le paysage politique local avant 2027.
Un départ motivé par l'exclusion et l'absence de consultation
Saliu Mustapha, représentant le district sénatorial central du Kwara à l'Assemblée nationale, a justifié son ralliement au PDP par des dysfonctionnements majeurs au sein de l'APC dans l'État. Selon lui, les membres du parti, regroupés sous des entités comme les *Otoge Progressives*, le *G15* et le *Elder Caucus*, se sont sentis progressivement marginalisés par la gestion unilatérale du gouverneur Abdulrahman Abdulrazaq. Le processus des primaires récentes, qualifié de « mascarade » par le sénateur, aurait illustré cette dérive, avec des résultats annoncés en un temps record incompatible avec une participation équitable des délégués.
Une alliance stratégique au-delà de l'individu
Mustapha a insisté sur le caractère collectif de sa décision, rejetant toute interprétation personnelle. Il a affirmé que son mouvement s'inscrivait dans le cadre d'un accord préalable avec le PDP, négocié par l'ensemble des groupes dissidents de l'APC. Cette coalition, baptisée *Rainbow Coalition*, inclurait également des soutiens au président Bola Ahmed Tinubu, dont Mustapha a réaffirmé l'appui pour 2027. Une stratégie visant à renforcer l'influence des progressistes dans l'État, tout en maintenant une ligne alignée sur les ambitions nationales du chef de l'État.
Le Kwara, terrain d'affrontement politique pour 2027
Le sénateur a lancé un défi clair au gouverneur sortant : une victoire écrasante du PDP dès les urnes en 2027. « Nous aurons battu Abdulrahman Abdulrazaq à midi », a-t-il prédit, soulignant l'objectif de « réinitialiser l'humeur politique » du Kwara. Cette annonce intervient dans un contexte où les tensions internes à l'APC pourraient affaiblir sa position face à une opposition unie. Les prochains mois s'annoncent décisifs pour évaluer la solidité de cette nouvelle alliance et son impact sur l'équilibre des forces au niveau national.