Le président du Sénat nigérian, Godswill Akpabio, a officiellement demandé au Service de sécurité d’État (SSS) d’enquêter sur une prétendue déclaration anti‑nord qui lui aurait été attribuée. Selon le cabinet du sénateur, le texte, diffusé sur les réseaux sociaux, est une fabrication destinée à attiser les tensions régionales à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
Petition du Sénateur auprès du SSS
Le sénateur a fait parvenir une requête, signée par son chef de cabinet Chinedu Akubueze, au SSS afin que les autorités examinent rapidement la diffusion du message incriminé. Cette démarche a été annoncée par Jackson Udom, assistant spécial du président du Sénat chargé des médias, lors d’une déclaration officielle à Abuja.
Contenu et provenance du message incriminé
Le visuel en question, qui porte la photo et le titre du sénateur, attribue les mots suivants : « Northerners you will be the ones to suffer the most if you allow Tinubu to lose the election ». Aucun enregistrement audio, vidéo, discours ou communiqué officiel ne corrobore cette citation. Udom souligne l’absence de toute marque d’éditeur ou de source vérifiable, ce qui laisse penser à une manipulation délibérée.
Premiers diffuseurs identifiés sur les réseaux sociaux
Une analyse préliminaire des publications publiques sur Facebook a mis en lumière trois comptes qui ont relayé le graphique dès ses débuts. Il s’agit d’Abdullai Musa, qui l’a partagé dans le groupe « Sheik Muhammad bin Uthman Group 24 », d’Uzoma Chilaka, qui a reproduit le texte en se créditant, et d’Ibrahim Ammar, compte vérifié qui a également diffusé le même contenu. Bien que ces utilisateurs ne soient pas encore jugés coupables, leurs rôles précoces les placent comme personnes d’intérêt susceptibles de fournir des informations sur l’auteur original, les sponsors éventuels et le réseau de diffusion.
Enjeux pour la cohésion nationale et le climat électoral
Si le message s’avère avéré comme faux, il pourrait être exploité pour nourrir un ressentiment régional à l’encontre du sénateur et, plus largement, pour semer la méfiance envers le processus électoral de 2027. Les autorités du SSS sont donc invitées à examiner les appareils, les communications et l’origine du visuel conformément à la législation en vigueur, afin de prévenir toute escalade de tensions et de protéger l’intégrité du débat public.