À l'approche de l'échéance électorale de 2027, le sénateur Abdulaziz Yari, récemment nommé directeur général du conseil de campagne présidentiel du All Progressives Congress (APC), a officiellement lancé la mobilisation en faveur du président sortant Bola Ahmed Tinubu. Cette prise de position marque le début d'une stratégie offensive visant à consolider l'assise électorale du chef de l'État face à une opposition qui commence à se structurer.
Une stratégie de campagne axée sur la compétence
Lors d'un déplacement à Gusau, dans l'État de Zamfara, le sénateur Yari a insisté sur la nécessité de dépasser le cadre strict de la campagne électorale pour engager un dialogue de fond avec les citoyens sur l'avenir du Nigeria. S'adressant aux membres du syndicat des travailleurs du transport routier (NURTW), il a souligné que l'action de l'APC s'inscrit dans une volonté de continuité des projets initiés par l'administration actuelle.
La confrontation avec les futurs rivaux
Le directeur de campagne a fermement écarté la concurrence, affirmant que les candidats pressentis pour défier le président Tinubu ne possèdent pas les qualités requises pour diriger le pays. Bien qu'il ait reconnu le droit constitutionnel de tout citoyen à se présenter, il a qualifié les aspirants actuels de non-compétitifs, estimant qu'aucun d'entre eux n'atteint le niveau d'expertise et de mérite qu'il attribue au président sortant.
Mobilisation locale et enjeux électoraux
Au-delà de la figure présidentielle, le sénateur Yari a profité de cette tribune pour appeler au soutien des structures locales, notamment en faveur du gouverneur de l'État de Zamfara, Dauda Lawal. Cette démarche illustre la volonté du parti au pouvoir de verrouiller ses bastions régionaux tout en projetant une image d'unité nationale. Alors que des figures comme l'ancien vice-président Atiku Abubakar et Peter Obi sont régulièrement citées comme des adversaires potentiels, l'APC mise sur une campagne de terrain intensive pour sécuriser un second mandat pour Bola Tinubu.