Le Sénat nigérian a officiellement ordonné l'ouverture d'une enquête parlementaire suite au décès d'Etimbuk Daniel, un jeune diplômé effectuant son service national au sein du camp du National Youth Service Corps (NYSC) dans l'État d'Enugu. Cette décision fait suite à des allégations graves concernant une prise en charge médicale défaillante et l'administration de médicaments inappropriés, soulevant des interrogations critiques sur la sécurité des jeunes mobilisés pour le service civique obligatoire.
Une mobilisation parlementaire pour la sécurité des jeunes
La résolution, portée par le sénateur Aniekan Bassey, souligne l'urgence de réévaluer les infrastructures de santé au sein des camps du NYSC à travers le pays. Le défunt, ancien président du gouvernement étudiant de l'Université d'État d'Akwa Ibom, aurait succombé après avoir reçu des soins jugés inadaptés suite à une plainte pour maux de tête. Pour les législateurs, cet incident n'est pas un cas isolé mais le symptôme d'une négligence systémique, marquée par l'absence de protocoles de référence rapide et de personnel médical qualifié.
Un périmètre d'enquête élargi
La chambre haute a confié cette investigation à plusieurs commissions spécialisées, couvrant notamment la santé, le développement de la jeunesse, les droits de l'homme et les affaires judiciaires. Ces travaux seront menés en étroite collaboration avec la police nigériane et les services de renseignement (DSS). L'objectif est de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du décès et de déterminer les responsabilités individuelles et institutionnelles dans la chaîne de soins du camp d'Enugu.
Vers une réforme des protocoles sanitaires
Au-delà de l'aspect judiciaire, le Sénat rappelle, en s'appuyant sur la Constitution, que la protection et le bien-être des citoyens constituent la mission première de l'État. Les débats en séance plénière ont mis en exergue la nécessité de recommandations concrètes pour prévenir de futurs drames. Les sénateurs exigent désormais un examen rigoureux des infrastructures sanitaires et des systèmes d'urgence, afin de garantir que le service national ne se transforme pas en un risque pour la vie des jeunes diplômés nigérians.