Le Sénat camerounais franchit une étape symbolique avec 33 % de femmes siégeant au sein de la chambre haute

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Le Sénat camerounais franchit une étape symbolique avec 33 % de femmes siégeant au sein de la chambre haute

La troisième législature du Sénat camerounais marque une avancée notable dans la représentativité des femmes au sein de la haute chambre du Parlement. Avec 33 sénatrices sur un total de 100 membres, l'institution affiche un taux de féminisation de 33 %, illustrant une tendance à la hausse amorcée depuis la création de l'organe législatif.

Une dynamique de progression sur une décennie

La composition actuelle du Sénat témoigne d'une évolution graduelle de la place des femmes dans les instances décisionnelles nationales. Lors de la première législature en 2013, l'institution comptait 21 femmes, un chiffre qui est passé à 26 en 2018, pour atteindre 33 membres aujourd'hui. Cette progression de 12 élues en dix ans s'aligne sur les statistiques observées à l'Assemblée nationale, où la proportion de députées se stabilise également entre 33 % et 34 %.

Les mécanismes de désignation des sénatrices

La présence féminine au sein de la chambre haute résulte d'une combinaison de processus électoraux et de nominations présidentielles. Sur les 33 femmes siégeant actuellement, 28 ont accédé à leur poste par la voie des urnes lors des élections sénatoriales, tandis que 5 ont été nommées directement par le président de la République, Paul Biya. Cette configuration reflète les orientations des formations politiques, notamment le RDPC au pouvoir, qui intègrent désormais davantage de consignes de parité dans leurs processus de sélection.

Responsabilités accrues au sein de l'institution

Au-delà du simple effectif, les femmes occupent désormais des fonctions stratégiques au sein de l'architecture du Sénat. Le bureau de la chambre compte trois représentantes, dont Naomie Begala Mikel épouse Akono, qui occupe le poste de première vice-présidente, ainsi que Marie Armande Din Bell, vice-présidente. Par ailleurs, des sénatrices assurent la présidence de commissions parlementaires influentes, notamment celles dédiées aux Affaires étrangères et à l'Éducation, à la Formation professionnelle et à la Jeunesse. Cette répartition des rôles souligne une volonté d'intégrer les femmes dans les processus de décision et de contrôle parlementaire.

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