La nouvelle Chambre haute du Parlement béninois a franchi une étape institutionnelle majeure ce mardi 15 septembre 2026 à Cotonou. En adoptant son règlement administratif et financier, l'institution pose les bases de son autonomie opérationnelle tout en engageant les discussions cruciales sur son enveloppe budgétaire pour l'exercice 2027.
Un cadre juridique pour le fonctionnement interne
Réunis au siège provisoire situé dans le quartier des Cocotiers, les sénateurs ont consacré leur première séance de travail à la structuration de leur cadre de gouvernance. L'adoption du règlement administratif et financier constitue un préalable indispensable pour encadrer les activités de cette nouvelle instance législative. Sous la présidence de Patrice Talon, entouré notamment du vice-président Louis Vlavonou et de figures politiques telles qu'Adrien Houngbédji et Théodore Holo, les membres ont entamé la mise en place des mécanismes nécessaires à l'exercice de leurs fonctions parlementaires.
L'enjeu de l'intégration au budget général de l'État
Au-delà des aspects organisationnels, la question financière occupe une place centrale dans l'agenda immédiat de la chambre. Si le montant exact de la première enveloppe budgétaire reste confidentiel, le sénateur Ousmane Batoko a confirmé que le projet porte sur plusieurs milliards de francs CFA. L'enjeu est de taille : l'adoption de ce budget, prévue pour le mois de septembre, est une condition sine qua non pour son intégration au budget général de l'État. Cette étape permettra à l'Assemblée nationale d'examiner les prévisions financières du Sénat dans le cadre de la loi de finances globale.
Un calendrier législatif accéléré
La dynamique de mise en place de l'institution se poursuit sans délai. Une nouvelle séance est d'ores et déjà programmée pour le jeudi 17 septembre 2026, avec pour ordre du jour exclusif l'examen et l'adoption du projet de budget 2027. Cette célérité témoigne de la volonté des sénateurs de rendre l'institution pleinement opérationnelle dans les meilleurs délais. Le respect de ce calendrier est essentiel pour assurer la cohérence de la planification budgétaire nationale, alors que le pays s'apprête à finaliser ses orientations financières pour l'année à venir.