Face à l'accumulation des retards et à l'envolée des coûts de construction, les instances représentatives des ingénieurs ghanéens ont ouvert un dialogue critique avec le ministère des Routes et des Autorités. Cette concertation vise à assainir le cadre opérationnel des projets publics, marqué par des impayés persistants et des difficultés structurelles dans la supervision des chantiers.
Des pressions financières qui fragilisent les chantiers
La Ghana Institution of Engineering (GhIE), le Conseil de l'ingénierie et l'Association des ingénieurs-conseils du Ghana (GCEA) ont exposé au ministre Kwame Agboza les obstacles majeurs entravant la livraison des infrastructures nationales. Au cœur des échanges : l'instabilité des coûts de construction et les retards de paiement qui pèsent sur la trésorerie des entreprises. Ces tensions financières affectent directement la capacité des consultants et des entrepreneurs à assurer une supervision rigoureuse et une exécution conforme des travaux publics.
Vers une fluidification des paiements
Le ministère des Routes et des Autorités a reconnu la nécessité d'ajuster les procédures administratives pour éviter que les retards de traitement des certificats de paiement des entrepreneurs ne paralysent les chantiers. L'objectif affiché est de permettre aux professionnels de remplir leurs missions de maîtrise d'œuvre sans subir les contraintes liées aux lenteurs bureaucratiques. Cette volonté de réforme s'inscrit dans une démarche plus large visant à améliorer l'environnement opérationnel des ingénieurs et des techniciens du secteur.
Exigence de collaboration et efficience budgétaire
Le ministre Kwame Agboza a plaidé pour un renforcement du partenariat entre l'État et les professionnels du cadre bâti. Il a souligné que l'expertise des ingénieurs, géomètres et métreurs est indispensable pour garantir le « rapport qualité-prix » des investissements publics. Cette collaboration accrue doit désormais s'étendre de la phase de planification initiale jusqu'à la maintenance à long terme des ouvrages. Pour les institutions professionnelles, ce dialogue doit devenir pérenne afin de sécuriser la planification et la durabilité des infrastructures ghanéennes face aux défis économiques actuels.