Le secteur public ghanéen a enregistré une transformation spectaculaire au cours de l'exercice 2025, passant d'une situation déficitaire à une rentabilité consolidée. Cette embellie, saluée par la Legal Green Association (LGA), souligne l'efficacité accrue de la gouvernance et de la gestion financière au sein des entreprises d'État.
Un retournement financier significatif
Le rapport 2025 sur la propriété de l'État, publié par la State Interests and Governance Authority (SIGA), révèle un changement de trajectoire majeur. Après avoir essuyé une perte nette de 2,25 milliards de GH¢ en 2024, les entreprises publiques ont généré un bénéfice net consolidé de 19,80 milliards de GH¢ en 2025. Cette performance est portée par une hausse de 28,12 % du chiffre d'affaires global, qui atteint désormais 176,43 milliards de GH¢, soutenue par des croissances notables dans les secteurs de l'agriculture, de la manufacture et des infrastructures.
Vers une exigence de création d'emplois
Si la LGA félicite la SIGA pour le renforcement de la surveillance et de la gouvernance, elle insiste sur la nécessité de convertir ces résultats financiers en bénéfices sociaux tangibles. Avec un effectif total de 98 724 employés, l'association rappelle que la réussite économique doit se mesurer à l'aune de la création d'emplois durables, conformément aux directives constitutionnelles sur le développement national. L'enjeu est désormais de passer d'une logique de simple redressement comptable à une stratégie de création de valeur pérenne pour la jeunesse ghanéenne.
Assainir et pérenniser le portefeuille public
Malgré ces avancées, la LGA pointe du doigt la persistance de pertes et de capitaux propres négatifs au sein de certaines entités. L'association préconise des mesures correctives rigoureuses pour les structures en difficulté, allant de la restructuration à la recapitalisation, voire à la liquidation lorsque l'intérêt public l'exige. Pour garantir que ce rebond ne soit pas éphémère, les autorités sont encouragées à maintenir une pression constante sur la performance, tout en incitant les entreprises rentables à réinvestir massivement dans leurs capacités productives et technologiques.