Face à la menace que fait peser l'irrégularité des précipitations sur l'économie nationale, l'administrateur provisoire de la Chambre de commerce, d'industrie, d'agriculture, des mines et d'artisanat (CCIAMA), Abderrahmane Gademi, a exprimé son soutien aux initiatives gouvernementales. Cette prise de position, formulée le 17 septembre 2026, souligne l'inquiétude du secteur privé face aux risques de désorganisation des filières productives.
La vulnérabilité des filières agricoles et minières
Le déficit pluviométrique actuel fragilise directement les secteurs de l'agriculture et de l'artisanat, piliers de l'économie réelle au Tchad. La rareté des pluies entraîne des incertitudes majeures sur les rendements agricoles, impactant par ricochet l'ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la transformation industrielle. Pour la CCIAMA, cette situation nécessite une coordination étroite entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques pour limiter les pertes de revenus et garantir la résilience des entreprises locales.
L'adhésion de la CCIAMA aux mesures d'urgence
Abderrahmane Gademi a salué la réactivité de l'exécutif dans la mise en œuvre de dispositifs visant à atténuer les effets de ce choc climatique. Si les détails opérationnels de ces mesures restent à déployer, la Chambre de commerce y voit un signal fort pour stabiliser le climat des affaires. L'institution insiste sur la nécessité d'une mise en œuvre rapide pour protéger les exploitants et les petites entreprises, particulièrement exposés aux aléas climatiques qui perturbent les cycles de production habituels.
Un enjeu de sécurité économique nationale
Au-delà de l'aspect conjoncturel, l'appui de la CCIAMA aux mesures gouvernementales reflète une volonté de sécuriser les approvisionnements et de maintenir la stabilité des prix sur les marchés. L'administrateur provisoire souligne que la gestion de cette crise pluviométrique est un test pour la résilience des infrastructures économiques du pays. La collaboration entre l'État et le secteur privé est présentée comme le levier indispensable pour anticiper les chocs futurs et préserver les acquis du secteur agricole et minier face à des conditions climatiques de plus en plus imprévisibles.