Des représentants du commerce, de l'industrie et du transport se sont réunis à la Chambre de commerce de Dakar pour dénoncer la disparition rapide d'entreprises locales, l'augmentation des coûts d'importation et l'absence de concertation avec l'État, appelant à des mesures urgentes.
Concurrence internationale étouffante pour les entreprises locales
Lors de la réunion, le directeur exécutif d'UNACOIS, Ousmane Sy Ndiaye, a souligné que les licenciements se multiplient chaque semaine, les commerçants et industriels sénégalais peinant à résister à la pression des opérateurs venus d’Asie et du Moyen‑Orient. Selon lui, la concurrence accrue rend la viabilité des entreprises nationale « intenable », entraînant la perte d’investissements et la fermeture progressive d’activités.
Facturation au port de Dakar : un surcoût de 45 % qui alourdit les produits de base
Le même porte‑voix a mis en avant les pratiques de facturation du port de Dakar, qu’il juge « dépassant l'entendement ». Il estime que chaque cargaison subit une majoration de plus de 45 % avant de quitter le port, ce qui se répercute directement sur le prix des denrées essentielles. Cette hausse des frais logistiques est perçue comme un facteur majeur du renchérissement des produits de première nécessité, aggravant la situation économique des ménages.
Absence de dialogue public‑privé : un frein à la relance économique
Pour Ousmane Sy Ndiaye, le manque de communication entre le gouvernement et le secteur privé constitue la racine des difficultés actuelles. Il affirme que si les autorités étaient mieux informées des risques et des obstacles rencontrés par les entreprises, les mesures d’accompagnement auraient pu être anticipées. Il a donc réclamé l’ouverture immédiate d’une concertation sectorielle afin d’identifier les problèmes et de définir conjointement les actions de relance.
Recommandations et attentes vis‑à‑vis du Premier ministre
Les participants à la mobilisation ont présenté un ensemble de recommandations au Premier ministre, insistant sur la nécessité d’une mise en œuvre rapide. Parmi les priorités figurent la révision des tarifs portuaires, le soutien aux entreprises menacées de fermeture et l’instauration d’un cadre de dialogue permanent entre les acteurs privés et les décideurs publics. Le contexte social, décrit comme « extrêmement compliqué », renforce l’urgence de ces mesures pour éviter une détérioration supplémentaire du tissu économique sénégalais.