Le secteur industriel propulse la croissance économique du Rwanda à 9,4 % au deuxième trimestre 2026

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
Le secteur industriel propulse la croissance économique du Rwanda à 9,4 % au deuxième trimestre 2026

L'économie rwandaise a enregistré une progression marquée de 9,4 % au cours du deuxième trimestre 2026, portée par une dynamique industrielle robuste. Cette performance, confirmée par l'Institut national de la statistique du Rwanda (NISR), met en lumière une transformation structurelle où le secteur manufacturier et la construction deviennent les principaux moteurs de la richesse nationale.

L'essor industriel comme moteur de croissance

Le secteur industriel a affiché une croissance impressionnante de 18 % sur la période, devançant largement les services et l'agriculture. Cette montée en puissance s'inscrit dans une tendance de fond : en dix ans, la part de l'industrie dans le PIB est passée de 17 % à 21 %. Le secteur manufacturier, en particulier, a vu sa contribution grimper de 7 % à 9 %. Cette dynamique est portée par des performances remarquables dans la production de métaux, de machines et d'équipements, qui ont bondi de 51 %, ainsi que par une hausse de 22 % dans les produits minéraux non métalliques et de 13 % dans le textile.

Résilience face aux tensions internationales

Le ministre des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa, souligne que cette vitalité économique témoigne d'une résilience face aux pressions inflationnistes mondiales et aux tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient. Malgré la hausse des prix des matières premières et des coûts de transport liés au carburant, le pouvoir d'achat des ménages se maintient. Le gouvernement a mis en place des mesures correctives pour atténuer les effets de ces chocs externes, permettant à l'économie de conserver son élan malgré un environnement international complexe.

Le défi de la productivité agricole

Malgré ces succès industriels, le secteur agricole, qui représente encore 21 % du PIB, demeure un point de vigilance avec une croissance limitée à 4 %. Le ministre Murangwa a insisté sur la nécessité d'atteindre un taux de 10 % pour garantir une stabilité économique durable. Les résultats sont contrastés : si la production de thé a progressé de 18 %, celle des cultures d'exportation a chuté de 20 %, plombée par une baisse de 33 % de la production de café. Par ailleurs, des chocs spécifiques, tels que la fièvre de la Vallée du Rift affectant le bétail, ont exercé une pression supplémentaire sur les prix alimentaires, soulignant l'importance d'aligner la croissance industrielle sur une production agricole plus performante pour protéger le pouvoir d'achat des citoyens.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.