Le secteur de la pêche côtière et artisanale sur la façade méditerranéenne du Maroc enregistre une dynamique contrastée au cours des huit premiers mois de l'année 2026. Si les volumes débarqués affichent une progression notable, la valeur financière générée par ces activités accuse un repli significatif, illustrant les défis de rentabilité auxquels font face les opérateurs.
Une croissance des volumes portée par les poissons pélagiques et blancs
À fin août 2026, les ports situés entre Tanger et Saïdia ont totalisé 12 435 tonnes de produits halieutiques, soit une augmentation de 9 % par rapport à la même période en 2025. Cette performance est principalement tirée par la progression marquée des poissons pélagiques, dont les débarquements ont bondi de 36 % pour atteindre 5 603 tonnes. Les poissons blancs suivent une tendance similaire avec une hausse de 36 % en volume, totalisant 2 420 tonnes. Ces deux segments ont également vu leur valeur marchande progresser, avec des hausses respectives de 8 % et 16 %.
Le recul marqué des céphalopodes pèse sur la valeur globale
Malgré la bonne tenue des volumes, la valeur totale des débarquements méditerranéens a chuté de 8 %, s'établissant à 487,23 millions de dirhams (MDH) contre 532,26 MDH l'année précédente. Cette baisse s'explique en grande partie par la contre-performance des céphalopodes, dont les quantités débarquées ont reculé de 15 % pour atteindre 3 506 tonnes, entraînant une chute de 19 % des recettes associées. Les crustacés, bien qu'en légère hausse de 1 % en volume, ont également subi une érosion de 10 % de leur valeur, générant 57,51 MDH.
Une tendance nationale plus stable
À l'échelle nationale, la situation diffère légèrement de celle observée sur la seule façade méditerranéenne. L'ensemble des ports marocains a enregistré un volume de 723 490 tonnes de produits de la pêche côtière et artisanale, marquant une progression de 6 % sur un an. Contrairement à la tendance régionale méditerranéenne, la valeur globale des débarquements à l'échelle du pays a connu une légère hausse de 1 %, atteignant 7,43 milliards de dirhams. Ce décalage souligne la spécificité des dynamiques de marché et des espèces exploitées dans les ports méditerranéens par rapport au reste du territoire national.