Trois syndicats majeurs de l'enseignement au Ghana ont déclenché une grève nationale ce vendredi 25 septembre 2026. Ce mouvement d'humeur fait suite à l'échec des négociations avec les autorités concernant les conditions de rémunération et le statut des enseignants.
Revendications salariales et blocages administratifs
Le GNAT, le NAGRAT et le PRETAG, les trois organisations syndicales représentatives, pointent du doigt l'incapacité du gouvernement à régulariser la situation des enseignants promus. Les syndicats exigent l'intégration automatique des enseignants ayant réussi les examens de promotion de décembre 2025 et février 2026 sur les grilles salariales correspondantes, avec un effet rétroactif au mois de janvier 2026. Cette absence de mise à jour salariale est au cœur de la frustration croissante au sein du corps enseignant.
L'impasse sur la convention collective
Au-delà des promotions, le dialogue social est au point mort concernant la nouvelle convention collective. Les syndicats soulignent que l'accord précédent a expiré et que les négociations pour le renouvellement, qui auraient dû aboutir en juin 2026, n'ont toujours pas été finalisées malgré des échanges répétés avec la Commission des salaires et des traitements équitables (FWSC). Ce retard est perçu par les représentants syndicaux comme un manquement aux engagements pris par les autorités.
Le dossier des zones défavorisées
Le mouvement social porte également sur l'application de l'indemnité pour les zones défavorisées, prévue par la convention collective de 2024. Les syndicats dénoncent le non-respect des directives concernant les incitations destinées aux enseignants exerçant dans des zones isolées ou difficiles d'accès. Le processus de révision du rapport sur ces zones, préalable nécessaire à la négociation des montants, n'a pas été mené à son terme par le ministère de l'Éducation et le Service de l'éducation du Ghana.
Une mobilisation sous tension
Face à ce qu'ils qualifient de promesses non tenues et de délais prolongés, les syndicats ont décidé de passer à l'action après avoir fixé un ultimatum au 24 septembre à midi. La direction syndicale affirme agir sous la pression de sa base, qui exprime un sentiment profond de désillusion face à la dégradation de ses conditions de travail et à l'absence de solutions concrètes de la part des décideurs publics.