Le secteur bancaire ghanéen affiche une résilience accrue avec des actifs atteignant 500,2 milliards de cedis

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 20 lectures
Le secteur bancaire ghanéen affiche une résilience accrue avec des actifs atteignant 500,2 milliards de cedis

Le secteur bancaire ghanéen confirme sa dynamique de redressement avec une progression de 20,47 % de ses actifs totaux, atteignant 500,2 milliards de cedis en août 2026. Cette performance, saluée par le gouverneur de la Banque du Ghana, Dr Johnson Pandit Asiama, témoigne de l'efficacité des réformes réglementaires engagées pour stabiliser le système financier après les turbulences liées au programme d'échange de dette intérieure.

Une solidité financière renforcée

Les indicateurs de santé du secteur bancaire montrent une amélioration notable. Le ratio de solvabilité (Capital Adequacy Ratio) s'établit désormais à 19,10 %, contre 18,28 % l'année précédente, dépassant largement le seuil réglementaire fixé à 13 %. Parallèlement, la qualité des actifs s'est améliorée, le taux de créances douteuses ayant reculé de 20,77 % à 15,66 % sur la même période. L'ensemble des 23 banques opérant dans le pays sont désormais en conformité avec les exigences de fonds propres, une étape cruciale après la fragilisation constatée en 2022 où 13 établissements étaient en infraction.

La transition vers des modèles économiques durables

Malgré ce retour à la conformité, la Banque du Ghana insiste sur la nécessité de ne pas relâcher les efforts. Le gouverneur a souligné que la simple restauration du capital ne suffit pas à garantir la stabilité à long terme. En 2025, l'institution a mené une revue thématique des modèles économiques des banques pour identifier les vulnérabilités structurelles. Des échanges sont en cours avec les conseils d'administration des établissements concernés, et une nouvelle phase d'analyse est programmée pour 2027 afin d'assurer une gestion rigoureuse des risques opérationnels.

Objectifs de conformité et surveillance accrue

La Banque du Ghana maintient une pression constante pour assainir davantage les bilans. Les banques ont reçu pour instruction de ramener leur taux de créances douteuses à la limite prudentielle de 10 % d'ici la fin décembre 2026. L'autorité de régulation entend poursuivre le renforcement de ses cadres de supervision pour transformer ces bilans consolidés en un levier de financement durable pour l'économie productive. La pérennité du secteur dépendra désormais de la capacité des banques à anticiper les chocs économiques futurs tout en maintenant des standards de gestion élevés.

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