Le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime a formellement démenti les accusations de gestion partisane ou électoraliste dans le secteur de la pêche au poulpe. L’administration souligne que l’ensemble des décisions réglementaires est dicté par des avis techniques de l’Institut national de recherche halieutique (INRH) afin de garantir la durabilité des ressources.
Des mesures techniques pour protéger la biomasse
La stratégie de préservation repose sur des données scientifiques visant à éviter la surexploitation. Le décret n°08/2026, promulgué le 17 août, a instauré la fermeture de la zone dite des « petits poulpes », située au sud de Sidi El Ghazi, pour protéger les zones de reproduction et les juvéniles. Cette décision s'inscrit dans une volonté de maintenir l'équilibre des écosystèmes marins tout en respectant les orientations du plan Halieutis et de la feuille de route 2025-2027.
Ajustements du calendrier de repos biologique
Le calendrier d'exploitation a fait l'objet d'un ajustement spécifique. Initialement prévue pour le 16 septembre, la période de repos biologique a été avancée au 10 septembre. Ce changement fait suite à une recommandation de l'INRH, motivée par une présence de juvéniles dépassant 60 % dans les captures. Le Secrétariat d’État précise que cette date a été fixée en tenant compte d'un compromis entre les impératifs de conservation biologique et les réalités socio-économiques exprimées par les professionnels du secteur.
Encadrement strict du chalutage de fond
Parallèlement, le décret n°10/2026 impose des restrictions sévères sur le chalutage de fond. Entre les latitudes 26°24’ Nord et 22°42’ Nord, cette pratique est strictement interdite à moins de 18 milles nautiques des côtes depuis le 28 août. À compter du 10 septembre, l'activité de chalutage sera totalement suspendue dans cette zone, marquant une étape supplémentaire dans la régulation de l'effort de pêche.
Transparence administrative et neutralité
Face aux critiques, le ministère insiste sur l'intégrité de ses procédures. L'octroi des licences et les décisions administratives sont présentés comme étant strictement soumis aux lois en vigueur, sans aucune influence politique ou électorale. L'administration rejette toute idée d'octroi d'avantages financiers à des fins partisanes, affirmant que la gestion des ressources halieutiques nationales demeure une mission technique fondée sur des critères objectifs et institutionnels.