À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a réaffirmé que chaque patient doit pouvoir accéder à un logement, à l'éducation, à l'emploi et à un accompagnement social, tout en appelant à remplacer les pratiques d'exclusion par des modèles de partenariat.
Un rappel des droits fondamentaux des personnes en situation de trouble mental
Dans son discours, Guterres a souligné que le droit à un environnement propice, fondé sur des données probantes, est essentiel pour améliorer les chances de rétablissement et d'intégration sociale des patients. Il a rappelé que le manque d'accès à ces services de base constitue une forme d'exclusion qui aggrave les inégalités déjà présentes dans le domaine de la santé mentale.
Le partenariat comme alternative à l'exclusion
Le chef de l'ONU a proposé de substituer les approches d'exclusion – souvent caractérisées par la stigmatisation, l'isolement et le manque de soutien – par des stratégies de partenariat. Ces dernières impliquent la coopération entre gouvernements, organisations de la société civile, institutions de santé et communautés locales afin de garantir un accès équitable aux services essentiels. L'objectif est de créer un cadre où les patients bénéficient d'un accompagnement holistique, incluant le logement, la formation et l'emploi, tout en étant soutenus par des réseaux sociaux solides.
Implications pour les politiques publiques et les acteurs du secteur
Cette prise de parole intervient à un moment où de nombreux pays réexaminent leurs politiques de santé mentale. Le message de Guterres incite les décideurs à intégrer les principes de partenariat dans leurs programmes, à financer des initiatives de logement inclusif et à renforcer les dispositifs d'accompagnement social. Pour les organisations non gouvernementales et les acteurs du secteur privé, il s'agit d'une invitation à collaborer davantage avec les institutions publiques afin de combler les lacunes existantes.
Perspectives et suivi de l'engagement de l'ONU
Bien que le discours ne détaille pas de mesures concrètes, il ouvre la voie à un débat international sur la manière de transformer les engagements en actions tangibles. Les observateurs attendent désormais que les États membres traduisent cet appel en projets pilotes, en législations ou en financements dédiés, afin de mesurer l'impact réel d'un modèle de partenariat sur la réduction de l'exclusion en santé mentale.