L’opposition ghanéenne, menée par le Minority Leader Alexander Afenyo-Markin, relance la pression sur le gouvernement pour éclaircir la disparition de plus de 1,7 milliard de dollars dans le cadre du programme d’achat d’or domestique de la Banque du Ghana et de GoldBod. Une perte équivalente à 1,5 % du PIB national, qui pourrait devenir un dossier explosif lors de la reprise des travaux parlementaires.
Une perte colossale sous surveillance parlementaire
Le Minority Leader a réaffirmé l’engagement de son caucus à faire la lumière sur les circonstances entourant la disparition de 1,7 milliard de dollars, liés au programme d’achat d’or domestique de la Banque du Ghana et à la gestion de GoldBod. Selon Afenyo-Markin, cette somme représente une perte significative pour les finances publiques, équivalente à 1,5 % du PIB ghanéen. Le Minority a fait de ce dossier une priorité absolue à l’approche de la reprise des travaux parlementaires.
Un soutien inattendu du candidat présidentiel du NPP
Lors d’une rencontre avec le candidat présidentiel du Nouveau Parti patriotique (NPP), Dr Mahamudu Bawumia, Afenyo-Markin a indiqué que ce dernier avait salué les efforts du Minority pour tenir le gouvernement accountable. Bawumia aurait encouragé les membres de l’opposition à poursuivre leurs investigations, renforçant ainsi la légitimité de leur démarche. Cette reconnaissance, bien que symbolique, pourrait renforcer la pression sur l’exécutif pour répondre aux questions soulevées.
Une motion d’enquête en préparation
Le Minority a déjà fait pression pour que le Parlement examine les pertes liées au programme d’achat d’or, et le caucus du NPP devrait déposer une motion d’enquête dès la reprise des travaux. L’objectif affiché est de garantir que les citoyens ghanéens obtiennent des réponses claires sur les causes et les responsabilités de cette perte financière. Afenyo-Markin a insisté sur la détermination de son groupe à ne pas relâcher la pression tant que les réponses attendues ne seront pas fournies.
Un enjeu économique et politique majeur
Au-delà de l’aspect financier, ce scandale met en lumière les risques liés à la gestion des ressources naturelles et à la transparence des institutions publiques. Avec une perte représentant 1,5 % du PIB, l’affaire dépasse le cadre d’un simple dysfonctionnement administratif pour devenir un dossier à fort impact politique. La capacité du gouvernement à répondre aux interrogations de l’opposition pourrait influencer la confiance des citoyens dans les institutions et, à terme, les prochaines échéances électorales.