Le scandale de l'ASER rebondit avec la révélation d'une note confidentielle impliquant l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Le scandale de l'ASER rebondit avec la révélation d'une note confidentielle impliquant l'ex-Premier ministre Ousmane Sonko

Le dossier de l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER) prend une nouvelle dimension politique avec la divulgation d'un document interne daté du 26 août 2024. Cette note, rendue publique par le député Thierno Alassane Sall, contredit les affirmations passées de l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko sur l'absence d'irrégularités financières au sein de l'agence.

Une chronologie des fonds sous haute tension

L'affaire trouve son origine en juin 2024, lors du déblocage d'une avance de 37 milliards de FCFA destinée à un programme d'électrification rurale confié à AEE Power. Dès septembre 2024, la banque espagnole Santander, partenaire du projet, avait alerté les autorités sénégalaises sur des soupçons de détournement de fonds, provoquant l'arrêt des décaissements. Cette situation a conduit à une plainte en Espagne en janvier 2025 et à une saisine du Pôle Judiciaire Financier (PJF) sénégalais par Thierno Alassane Sall en octobre 2025.

La note confidentielle comme pièce à conviction

Le document révélé par le député, signé par l'ancien ministre de l'Énergie Birame Souleye Diop, daterait d'août 2024. Il suggère qu'Ousmane Sonko, alors Premier ministre, aurait été informé du détournement d'une partie de l'avance initiale, laquelle aurait été utilisée pour le paiement de primes au sein de la Société nationale d'assainissement (SONAC). Cette révélation fragilise la posture de l'ancien chef du gouvernement, qui avait publiquement écarté toute existence de scandale lié à l'ASER lors de ses interventions médiatiques.

Un test pour l'indépendance judiciaire

Pour Thierno Alassane Sall, cette pièce constitue un élément central pour l'instruction en cours au Pôle Judiciaire Financier, notamment concernant la qualification d'« association de malfaiteurs ». Ce développement survient dans un contexte de crise institutionnelle marquée par le limogeage d'Ousmane Sonko en mai 2026 et la rupture avec le président Bassirou Diomaye Faye. L'issue de cette affaire est désormais perçue comme un indicateur majeur de la capacité des institutions sénégalaises à appliquer les principes de transparence et de reddition des comptes prônés par le pouvoir en place.

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