Le bras de fer entre le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) et l'État sénégalais s'intensifie, menaçant la continuité des soins sur l'ensemble du territoire. Après l'échec des récentes discussions avec le ministère de la Santé, le syndicat a décidé de prolonger son mouvement de contestation, plaçant le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye devant l'urgence d'une réforme structurelle du secteur.
Une mobilisation record au sein du corps médical
La détermination des praticiens semble atteindre un niveau inédit. À l'issue de la première séquence de grève organisée les 16 et 17 septembre 2026, le Bureau Exécutif National du SAMES a fait état d'un taux d'observance de 99,3 % lors de la seconde journée. Ce chiffre, mis en avant par le syndicat, témoigne d'une adhésion massive des professionnels de santé à la plateforme revendicative, malgré les conséquences directes sur le fonctionnement des structures hospitalières publiques.
L'impasse des négociations ministérielles
La rencontre tenue le 18 septembre entre les représentants syndicaux et le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique n'a pas permis de dégager un terrain d'entente. Le SAMES dénonce une absence d'engagements concrets et vérifiables de la part de la tutelle sur les points critiques soulevés par la profession. Le syndicat exige désormais une approche intersectorielle pour traiter les maux profonds du système de santé, plutôt que des mesures ponctuelles jugées insuffisantes par le Dr Diabèle Dramé, Secrétaire général national du SAMES.
Un nouveau calendrier de contestation
Face à ce blocage, le syndicat a décrété une nouvelle grève de 48 heures, prévue pour les mercredi 23 et jeudi 24 septembre 2026. Ce mouvement couvrira l'ensemble des structures sanitaires affiliées à l'organisation sur tout le territoire national. Si le syndicat maintient la prise en charge des urgences médicales, la persistance de ce conflit social constitue un défi majeur pour l'exécutif. Le président Bassirou Diomaye Faye se retrouve désormais face à un dossier social complexe, dont la résolution conditionne la stabilité du système de santé national.