Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) a décrété une grève de 72 heures à compter du lundi 28 septembre 2026, après une première mobilisation du 23‑24 septembre qui a rassemblé 99,64 % de ses adhérents. Le mouvement vise à contraindre le ministère de la Santé à répondre aux revendications du syndicat, qui estime que les démarches engagées sont restées sans suite.
Une mobilisation record du 23‑24 septembre
Lors de la première phase de protestation, les professionnels de santé ont observé un taux de participation exceptionnel, selon le bureau exécutif national (Ben) du Sames. Ce chiffre, annoncé à 99,64 %, est présenté comme la preuve d’une adhésion massive aux revendications portant sur les conditions de travail, la rémunération et la gouvernance du système de santé. Les membres du syndicat ont ainsi démontré leur capacité à mobiliser rapidement l’ensemble du secteur médical, pharmaceutique et dentaire du pays.
Le Sames lance une grève de 72 heures
Le communiqué publié après la session extraordinaire du 25 septembre précise que la nouvelle grève couvrira les journées du 28, 29 et 30 septembre sur tout le territoire sénégalais. Durant cette période, les établissements de santé ne garantiront que les urgences, conformément aux consignes du syndicat. Le Ben a rappelé l’importance de la cohésion, de la solidarité et de la discipline parmi les membres, afin de maintenir la pression sur les autorités.
Réactions du ministère de la Santé et perspectives
Les responsables syndicaux ont indiqué que les démarches entreprises auprès du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (Mshp) n’avaient pas abouti à des réponses concrètes. Le Sames accuse donc l’État d’un manque de volonté politique pour traiter les demandes formulées. Le ministère, pour sa part, n’a pas encore publié de déclaration officielle, laissant planer une incertitude quant aux négociations à venir.
Conséquences immédiates sur les services d’urgence
Les patients nécessitant des soins non urgents devront reporter leurs consultations, tandis que les services d’urgence resteront opérationnels dans la plupart des hôpitaux. Cette restriction risque d’accentuer la charge de travail des équipes de garde et de créer des retards dans la prise en charge de cas non critiques. Les organisations de patients et les associations de consommateurs de santé appellent à la vigilance et à la recherche d’alternatives temporaires pour les soins de suivi.