Le Rwanda a officiellement annoncé son intention d'intégrer le calendrier de la Formule 1 d'ici 2030, une initiative portée par le président Paul Kagame en collaboration avec la FIA et la direction de la discipline. Ce projet vise à mettre fin à plus de trente ans d'absence de la compétition reine du sport automobile sur le sol africain, tout en positionnant le continent comme un acteur central et non plus comme un simple spectateur de l'industrie sportive mondiale.
Un projet à dimension continentale
Le président Paul Kagame a souligné que l'objectif dépasse les frontières rwandaises : il s'agit de faire de cet événement un « Grand Prix d'Afrique ». Cette vision est partagée par le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, qui insiste sur la portée symbolique de cette démarche pour un continent comptant plus de 100 millions de fans de F1. L'ambition affichée est de transformer la présence de la discipline en un levier de développement, permettant aux jeunes générations africaines de se projeter dans des carrières d'ingénieurs, de techniciens ou d'entrepreneurs au sein de l'écosystème du sport automobile.
Un circuit technique au cœur de Bugesera
Le cœur du dispositif sera un circuit construit sur mesure dans la région de Bugesera, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Kigali, à proximité immédiate du futur aéroport international. Le tracé, long de six kilomètres, comportera 17 virages et sera conçu pour épouser le relief naturel du terrain. Avec un dénivelé de 197 mètres par tour, le circuit promet d'être un défi technique majeur pour les écuries et les pilotes, tout en s'intégrant dans une stratégie nationale de développement des infrastructures et du tourisme.
Au-delà de la compétition, un héritage économique
La direction de la Formule 1, représentée par Stefano Domenicali, voit dans ce projet une opportunité de créer un héritage durable. Au-delà de la logistique liée à la course, le partenariat prévoit un accompagnement de la FIA pour structurer le sport automobile local, notamment via le karting et des initiatives de sécurité routière. Le calendrier prévoit une mise en œuvre progressive d'ici le début des années 2030, laissant le temps nécessaire à la construction des infrastructures et à la certification du circuit, étapes indispensables pour concrétiser ce retour historique de la F1 en Afrique.