Le gouvernement britannique enregistre une diminution significative du nombre de demandeurs d'asile hébergés dans des structures hôtelières, parallèlement à une baisse globale des demandes d'asile. Cette évolution s'inscrit dans une stratégie de gestion des flux migratoires visant à accélérer le traitement des dossiers et à restreindre les voies d'accès légales et illégales.
Accélération du traitement des dossiers
La réduction de la pression sur le parc hôtelier est le résultat direct d'une accélération du traitement des demandes d'asile. Le stock de dossiers en attente de décision initiale, qui avait atteint un pic de 175 000 en juin 2023, est tombé à 40 000. Le gouvernement actuel a fait de la résorption de ce backlog une priorité, avec l'objectif de mettre fin au recours aux hôtels d'ici cinq ans. Parallèlement, les autorités ont intensifié les mesures de retour, avec 40 000 expulsions enregistrées sur l'année écoulée, soit une hausse de 8 % par rapport à la période précédente.
Recul des arrivées et des demandes
Les données officielles indiquent une baisse d'un cinquième des demandes d'asile sur un an, totalisant 86 000 dossiers. Si une partie de ces demandes émane de personnes déjà présentes légalement sur le territoire, les arrivées irrégulières par la Manche, bien que persistantes avec 33 000 détections sur les 38 000 arrivées illégales totales, marquent une tendance à la baisse. Le ministère de l'Intérieur souligne également une augmentation record des arrestations liées au travail illégal, renforçant ainsi le contrôle sur le marché du travail.
Durcissement des politiques de visas
La stratégie migratoire britannique s'accompagne d'une restriction sévère des visas de travail et d'études. Le nombre de visas de travail délivrés a chuté de 18 % en un an, avec une baisse spectaculaire de 90 % pour les visas spécifiques aux secteurs de la santé et des soins. Le nombre d'étudiants étrangers a également reculé de 11 %. Enfin, les nouvelles règles limitant le regroupement familial, bien que contestées devant la Haute Cour, ont conduit à une diminution de 19 % des visas accordés à ce titre, le gouvernement estimant que ces mesures agissent comme un levier de dissuasion contre les traversées illégales.