Le système de santé britannique initie une nouvelle phase de recherche clinique visant à évaluer la fiabilité de tests sanguins capables de détecter précocement une large gamme de cancers. Piloté par l'Université de Birmingham, cet essai baptisé STRIDE-RCT ambitionne de fournir aux médecins généralistes des outils de diagnostic plus performants pour des pathologies souvent identifiées trop tardivement.
Un protocole ciblant les cancers abdominaux
L'essai STRIDE-RCT se concentre sur des cancers dont le diagnostic précoce demeure complexe en raison de symptômes souvent confondus avec des affections bénignes. Le protocole inclut le dépistage de douze types de tumeurs, notamment celles touchant le pancréas, l'estomac, le foie, les ovaires, ainsi que les voies biliaires, la vessie et la prostate. Environ 71 000 personnes sont diagnostiquées chaque année en Angleterre pour ces formes de cancer, avec un taux de mortalité atteignant près de 35 000 décès annuels.
Le fonctionnement du test en cabinet médical
Concrètement, le test s'intègre au parcours de soins habituel : les patients fournissent un ou deux tubes de sang directement lors de leur consultation chez le médecin généraliste. Les échantillons sont ensuite analysés pour identifier des marqueurs biologiques spécifiques. Si le test détecte des signes de malignité, il pourrait également permettre de localiser l'origine de la tumeur dans l'organisme, offrant ainsi une orientation plus rapide vers les services spécialisés.
Précautions et limites de la technologie
Les autorités sanitaires et les chercheurs appellent toutefois à la prudence quant à l'interprétation des résultats. Un test positif ne confirme pas systématiquement la présence d'un cancer, tandis qu'un résultat négatif ne constitue pas une garantie d'absence de pathologie. Cette phase d'évaluation est cruciale pour déterminer si la précision de ces tests est suffisante pour une généralisation au sein du système de santé public. Cette initiative s'inscrit dans une volonté politique de réduire les délais de prise en charge, alors que des essais précédents, comme celui du test Galleri, ont montré des résultats mitigés concernant la réduction effective des diagnostics tardifs.