Le ministère de l'Intérieur britannique a enregistré 9 914 retours forcés au cours de l'année 2025, marquant une accélération de 21 % par rapport à l'exercice précédent. Cette dynamique reflète une volonté accrue des autorités britanniques de réguler les flux migratoires, avec quatre nationalités concentrant une part significative des mesures d'éloignement.
L'Albanie et la Roumanie en tête des mesures d'éloignement
Les ressortissants albanais demeurent les plus concernés par les retours forcés, totalisant 2 440 cas en 2025, soit environ 25 % du volume total. Ce chiffre, bien qu'en légère baisse de 7 % sur un an, reste le résultat direct du communiqué conjoint signé en décembre 2022 pour encadrer les arrivées par petites embarcations. De son côté, la Roumanie occupe la deuxième place avec 1 818 retours, un chiffre en progression de 20 %. Pour ces deux pays, le ministère de l'Intérieur précise que plus de la moitié des personnes concernées sont des délinquants étrangers, soulignant une priorité donnée à la sécurité intérieure dans le cadre de la gestion des frontières post-Brexit.
Une hausse marquée pour le Brésil et l'Inde
Le profil des retours forcés diffère sensiblement pour le Brésil et l'Inde. Avec 939 retours pour le Brésil et 781 pour l'Inde en 2025, ces deux pays enregistrent des hausses respectives de 61 % et un quasi-doublement par rapport à l'année précédente. Contrairement aux cas albanais et roumains, la proportion de délinquants étrangers parmi les ressortissants brésiliens et indiens expulsés est nettement plus faible. Ces données suggèrent une application plus stricte des règles de séjour pour ces nationalités, indépendamment de la commission d'infractions pénales.
La part croissante des retours volontaires
Au-delà des mesures coercitives, les statistiques du ministère de l'Intérieur mettent en lumière l'importance des départs volontaires. L'Inde, en particulier, affiche un volume élevé de 8 652 retours volontaires, tandis que le Brésil en comptabilise 4 759 sur la même période. Cette distinction entre retours forcés et volontaires constitue un point de suivi essentiel pour comprendre l'évolution globale de la politique migratoire britannique, qui cherche à combiner fermeté administrative et incitation au départ pour les individus ne remplissant plus les conditions de séjour sur le territoire.